Bénévolat : deux Français de Montréal créent l’appli Simplyk

François de Kerret et Thibault Jaurou, les co-fondateurs de Simplyk

Vous cherchez où faire du bénévolat à Montréal ? Simplyk est le site qu’il vous faut. Créée par deux Polytechniciens français de Montréal, la plateforme permet aux utilisateurs de trouver quels organismes ont besoin d’aide. Que ce soit pour des missions ponctuelles ou plus longues.

François de Kerret pose ses valises à Montréal en 2014 pour suivre y une maîtrise à Polytechnique Montréal. “Pour moi, faire du bénévolat est une évidence. Je me suis toujours engagé dans des causes, en France.” Seul petit bémol : trouver des organismes où faire du bénévolat est plus ardu qu’il n’y paraît. “Les infos sont plutôt éparses, il faut savoir où s’adresser pour pouvoir s’engager,” explique-t-il. Et quand il trouve des organismes qui l’intéressent, les réponses mettent du temps à arriver (quand elles arrivent).

Il mûrit alors une idée toute simple : pointer sur une carte les organismes qui ont besoin d’aide. Les bénévoles potentiels peuvent ensuite directement contacter les organisations pour connaître leurs besoins.

C’est alors qu’il rencontre Thibault Jaurou, co-fondateur de Simplyk, qui s’emballe aussi pour l’idée. Ils lancent une première version en 2016, et découvrent, étonnés, l’intérêt que suscite leur plateforme. “Tout s’enchaîne ensuite très vite,” se souvient François de Kerret. Pour les deux polytechniciens, ce qui n’était qu’un projet étudiant devient un site qu’il faut maintenir et faire grandir. “On a aussi eu la chance d’être acceptés très vite au sein de District 3,” explique le co-fondateur. District 3 ? C’est l’incubateur de startups de l’Université Concordia qui leur offre des locaux et des mentors sur lesquels s’appuyer pour faire évoluer leur plateforme.

On veut garder une plateforme la plus simple possible,” explique François de Kerret dont le site est constitué d’une simple carte Google et de points qui représentent autant d’opportunités de donner de son temps pour une cause. Selon le Français, si la carte restera toujours la même, les outils, eux, vont évoluer. “On aimerait ajouter des catégories pour le bénévolat dans les écoles et celui en entreprise.”

Aujourd’hui, la plateforme grandit tranquillement. Quatre villes (Gatineau, Québec, Montréal, Ottawa et Sherbrooke) y figurent déjà et les deux co-fondateurs travaillent à en ajouter davantage. Ils aimeraient aussi faire évoluer la plateforme pour y ajouter une dimension ludique avec peut-être des récompenses pour les bénévoles qui s’engagent.

Objectifs affichés : conquérir tout le Canada, ville par ville, puis les Etats-Unis. Et l’Europe ? “C’est dans les cartons”, répond François en riant.