St Graal, une autre façon de raconter l’amour

St Graal, une autre façon de raconter l’amour

Par Carla Geib / Le 29 juin 2026 / Culture

Avec les informations de Malia Kounkou

De passage aux Francos de Montréal pour son tout premier concert au Québec, St Graal présentait un spectacle à son image, entre pop rock et musique électronique. Derrière ses chansons se cache toutefois une quête bien plus personnelle : celle de l’amour de soi. Entre les différentes façons d’aimer, le rapport au corps et à l’identité, l’artiste puise dans son vécu pour aborder des sujets encore peu représentés dans la chanson française.

St Graal avant son concert aux Francos de Montréal, 14 juin 2026 (crédit : Malia Kounkou)

Une quête personnelle

Son nom de scène n’a rien d’anodin. Derrière « St Graal » se cache toute une philosophie, inspirée d’un souvenir d’enfance : une passion pour la troupe des Monty Python et leur célèbre film Monty Python : Sacré Graal !

L’artiste de 28 ans, de son vrai nom Léo Meynard, a imaginé son projet musical comme une quête personnelle, dans laquelle le public le suivrait depuis ses débuts, sans personnage ni artifice, en le voyant évoluer au fil des années.

Dans son dernier EP, Les dernières histoires d’amour de St Graal, il poursuit cette quête en explorant les relations amoureuses à travers son propre vécu. Ses chansons donnent une place à des sujets encore peu représentés dans la chanson française, comme la bisexualité, le rapport au corps, la grossophobie ou encore les violences sexuelles entre hommes.

Pour lui, l’écriture est aussi une manière de mieux se comprendre, de « trouver les bons mots pour soi ».

D’ailleurs, la musique lui a également permis de se réconcilier avec lui-même. « Quand j’ai commencé les scène je faisais tout pour m’amincir sur scène », confie-t-il. Ce sont ses amis de la communauté drag qui l’ont incité à prendre sa place. « Ils m’ont dit : montre que t’es plus présent que ce que tu es. Arrête de te cacher, juste sois toi à 100%. »

Au fil de son parcours, l’artiste en est arrivé à une conviction : « Une histoire d’amour on en a qu’une, elle commence d’abord avec nous même, parce que s’aimer soi même c’est tout un art. Tant qu’on ne s’aime pas soi-même, c’est très complexe d’aimer quelqu’un d’autre ou de se laisser aimer. »

Se reconnaître dans les chansons

Ce qui touche le plus l’artiste, ce sont les retours des personnes qui se reconnaissent dans ses textes. Lui qui s’est longtemps senti étranger aux histoires d’amour racontées dans les chansons voit dans ces témoignages une véritable récompense : « Savoir qu’on a aidé quelqu’un, c’est l’un des plus beaux compliments qu’on puisse recevoir dans notre vie. »

Un coup de cœur pour la musique québécoise

Si St Graal se produisait pour la première fois au Québec, il connaît déjà bien les artistes d’ici. De Klô Pelgag aux Louanges, en passant par Lou-Adriane Cassidy et Blesse, il admire la liberté qui caractérise, selon lui, la scène musicale québécoise.

« Je trouve qu’il y a une énorme liberté dans la musique québécoise, que ce soit au niveau des paroles ou musicalement, il y a une culture de la sonorité très belle. »

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