Dans la nuit de samedi à dimanche, les horloges reculent d’une heure au Québec. Le retour à l’heure normale de l’Est a lieu le dimanche 1er novembre 2026 à 2 h du matin : on gagne une heure de sommeil, et le soleil se couche plus tôt. L’heure avancée reviendra le dimanche 14 mars 2027, à 2 h également, et on perdra alors une heure. Mais pourquoi continue-t-on à changer l’heure, alors que la Colombie-Britannique, l’Alberta et le Manitoba ont décidé d’arrêter ?
D’où vient le changement d’heure ?
Le principe remonte à 1918, en pleine Première Guerre mondiale : le Parlement canadien adopte alors une loi pour économiser l’électricité en profitant au maximum de la lumière du jour. Le dispositif s’est ensuite aligné sur celui des États-Unis. Depuis 2007, l’heure avancée dure quelques semaines de plus : on avance les horloges le deuxième dimanche de mars (et non plus début avril) et on les recule le premier dimanche de novembre (au lieu de la mi-octobre).
Pourquoi pas ailleurs au Canada ?
Parce que plusieurs provinces ont choisi de s’arrêter, toutes sur l’heure d’été. La Colombie-Britannique a avancé ses horloges une dernière fois le 8 mars 2026 et ne les reculera pas le 1er novembre. Le Manitoba a annoncé en septembre garder l’heure avancée toute l’année : le premier ministre Wab Kinew a signé la proclamation le 25 septembre, après un sondage où 58 % des quelque 72 000 répondants préféraient l’heure d’été permanente et 34 % l’heure normale. L’Alberta ne reculera pas non plus ses horloges cet automne. La Saskatchewan et le Yukon, eux, n’ont pas de changement d’heure depuis longtemps.
Pour vous, le décalage avec ces provinces change donc deux fois : avec l’Alberta, Montréal aura une heure d’avance en hiver, mais deux en été.
Et le Québec ?
La question est sur la table depuis plusieurs années. En octobre 2024, une consultation en ligne a recueilli plus de 214 000 réponses : 91 % des participants voulaient la fin du changement d’heure, et 72 % souhaitaient garder l’heure d’été toute l’année. En campagne électorale, la cheffe de la CAQ, Christine Fréchette, avait promis d’abolir le changement d’heure. Les élections du 5 octobre ont toutefois porté le Parti québécois au pouvoir, et aucune annonce du nouveau gouvernement sur le sujet n’a eu lieu à ce jour : le changement d’heure aura donc bien lieu ce week-end, et celui de mars 2027 reste au calendrier.
À noter : la Basse-Côte-Nord, tout à l’est de la région de la Côte-Nord jusqu’à Blanc-Sablon, à la frontière du Labrador, reste à l’heure de l’Atlantique toute l’année et n’est donc pas concernée par le changement d’heure.
Le décalage avec la France
Attention à un piège pour ceux qui appellent la famille : l’Europe a reculé ses horloges le dimanche 25 octobre, une semaine avant le Québec. Du 25 octobre au 1er novembre, l’écart entre Paris et Montréal est donc de 5 heures au lieu de 6. Même chose au printemps : le Québec avance l’heure le 14 mars, l’Europe le 28 mars, avec deux semaines à 5 heures d’écart.
Un petit réflexe de saison
Le changement d’heure fatigue : le sommeil est perturbé pendant quelques jours chez beaucoup de gens. C’est aussi le moment recommandé pour vérifier le bon fonctionnement de votre détecteur de fumée.
