Un Bordelais se prépare à faire Montréal-Vancouver à pied (en plein hiver)

Crédit : Jules Gaubert-Turpin

Dylan Auguste, un ambulancier bordelais de 26 ans, part s’installer à Vancouver en 2019. Jusque là, tout va bien. Sauf qu’il a décidé d’atterrir à Montréal en janvier et de faire le reste du chemin jusqu’à Vancouver… à pied. Contre vents et tempêtes de neige (ou de glace).

“C’est con mais j’ai une amie qui vit à Montréal et je voulais passer la voir avant d’aller à Vancouver. Et comme j’aime beaucoup marcher et que j’avais envie de découvrir le Canada et de le vivre pour de vrai, je me suis lancé ce défi”, raconte celui qui trépigne d’impatience à l’idée de rencontrer les habitants chez qui il dormira parfois.

“J’avais envie de mériter Vancouver et que mon arrivée soit un peu une victoire au final”, lance simplement le Français, conscient que les températures vont être “violentes” sur son chemin, oscillant entre -20° et -30° en moyenne. Côté équipement, il compte sur l’aide des sponsors qu’il cherche encore (à bon entendeur…), mais aussi sur son équipement de randonneur aguerri. “Cela fait plusieurs fois que je pars en randonnée dans des conditions extrêmes, j’ai déjà côtoyé le froid de près (NDLR : il a parcouru une partie de l’Islande à pied, avec un sac de 31 kilos sur le dos, cf photo de Une)”, raconte le jeune homme dont l’objectif est de dormir le moins possible dans une tente.

Une photo de son périple en Islande

Pour sa préparation physique, l’ambulancier s’entraîne déjà tous les jours de par sa profession mais avoue que c’est surtout le mental qui compte. “C’est 99% de mental. Il faut réussir à ne pas craquer dans les moments difficiles, ou alors arriver à craquer pendant 48h et repartir plus fort, ça m’est déjà arrivé”, confie le Français qui veille également à muscler son dos, ses bras et ses jambes.

Gare aux ours et aux tempêtes de neige

“Je suis en train d’affiner mon circuit à la centaine de kilomètres près. En fonction des conditions météorologiques et des imprévus, je prévois de mettre entre 4 et 6 mois pour rejoindre Vancouver depuis Montréal”, raconte Dylan, habitué à dormir à la belle étoile à 3000 mètres d’altitude en France. Parmi les obstacles qu’il aimerait éviter de rencontrer sur son chemin : les ours (en Alberta ou en Colombie-Britannique notamment) et les grosses tempêtes de neige.

S’il a choisi de partir vivre à Vancouver, ce n’est pas seulement pour se frotter aux joies de l’hiver mais aussi pour donner de l’élan à sa carrière. “Cela fait plusieurs années que je prépare mon départ au Canada, j’ai envie de découvrir le domaine du paramédical autrement et d’évoluer dans mon domaine là-bas”, confie le sportif qui manie parfaitement la langue de Shakespeare.

Pour le suivre dans sa folle aventure, il donne rendez-vous aux intéressés sur sa page Facebook et son compte Instagram. “Je prépare aussi un livre en parallèle sur mes préparatifs et sur mon aventure au jour le jour”. En route…