Festival Elektra 2018 : trois artistes français en ouverture

Pour sa 19ème édition, du 26 juin au 1er juillet, Elektra proposera une série de performances audiovisuelles d’artistes internationaux que le public montréalais pourra découvrir en exclusivité. Une soirée de performances aura lieu lors du vernissage du 29 juin à l’Arsenal art contemporain en présence de trois artistes français. Ce sera aussi l’occasion de souligner l’ouverture de la 4e Biennale internationale d’art numérique (BIAN).

NSDOS
Avec “Tattoo Hacking”, l’artiste parisien NSDOS (Kirikoo Des, de son vrai nom) questionne la relation entre le geste du tatoueur, la technologie et son rapport avec le corps. En connectant l’aiguille à ses machines et ses logiciels, utilisant une vieille technique de tatouage appelée le “Stick and Poke”, NSDOS commence un dialogue, une histoire musicale, entre son corps et les outils. Le mouvement génère une œuvre graphique et mélodique. Comment le corps, en devenant une interface, crée-t-il la poésie entre le technologique et le biologique ? À vous de voir…

Anne-James Chaton

Avec “Some songs v.0.2”, le poète sonore Anne-James Chaton, originaire de Besançon, poursuit son travail autour des “écritures pauvres”. Il se met cette fois à l’écoute du flux de paroles diffusés dans les espaces publics, cafés, restaurants, supermarchés, salles d’attente, qu’il prélève et réinterprète en son et en image, au moyen d’une écriture visuelle basée sur les signes du morse, code précurseur de la communication numérique. Écoutez…

Freeka Tet

Freeka Tet, artiste numérique d’origine française basé à New York, travaille dans le domaine de l’art expérimental. Sa pratique combine les objets, le piratage, le codage, l’électronique, le pillage audio et vidéo, le bricolage et le travail basé sur la performance. Son live satirique, “« uncan vlley » (uncanny valley)”, est présenté comme un projet musical et visuel à multiples facettes. On vous laisse découvrir.

Nous considérons comme essentiel d’offrir à la population ce type de rendez-vous culturel de niveau international. Cet événement inédit vise à créer un momentum sans égal, tant pour l’ensemble des acteurs de l’art contemporain que pour un public de plus en plus intéressé par les arts technologiques”, a confié Alain Thibault, directeur général et artistique d’Elektra.