Neoshop: le concept français qui surfe sur l’innovation des startups québécoises

Une boutique qui vend les produits innovants de startups en leur offrant, au passage, des conseils pour optimiser leur commercialisation: tel est le concept de Neoshop. Si l’organisme (à but non lucratif) a été créé en France par Laval Mayenne Technopole en 2013, sa version montréalaise  est gérée et financée par le Quartier de l’Innovation depuis décembre 2016.

“L’idée c’est de prendre la recherche qui sort des laboratoires ou des universités et de la faire connaître au grand public”, lance Hugo Paquin, responsable et gestionnaire de projets chez Neoshop Montréal qui s’occupe aussi de la boutique « mobile ». Sur son kiosque, il propose une quarantaine de produits dont les prix varient de 2$ à 3600$ (pour une trottinette électrique entièrement fabriquée à Sherbrooke).

(Lire la suite sous l\'encart)

“En France, Neoshop Laval possède une boutique en bonne et due forme mais à Montréal, on a commencé avec un plus petit magasin, en mode mobile pour être plus flexibles. On promène notre kiosque et on repère les endroits où les ventes fonctionnent le mieux”, confie le Québécois qui invite les intéressé.es à vérifier régulièrement où se trouve la boutique en se rendant sur leur site internet.

Sur l’ensemble des produits innovants proposés à la vente, 85% d’entre eux proviennent de startups québécoises et les 15% restants sont des produits français, dont certains se vendent comme des petits pains : à l’image de Lunii – Ma fabrique à histoires (une boîte à fabriquer des histoires pour enfants), du Show speak (une enceinte portable étanche) ou du Dodow (un appareil qui aide à l’endormissement par pulsations lumineuses).

“Grâce à notre relation avec la France, on peut aussi aider les startups à valider leur potentiel d’exportation. D’ailleurs, on a déjà quelques produits de la boutique qui sont à la vente en France comme Ocni Factory (assaisonnements à tailler) ou Ola Bamboo dont l’équipe a voulu valider le marché français en utilisant Neoshop comme banc d’essai pour voir le feedback”, confie Hugo qui connaît ses produits sur le bout des doigts et qui les présente comme s’il les avait faits.

“On oublie souvent que les startups proposent aussi des produits physiques et que les défis techniques propres au hardware ne sont pas simples à relever. Notre rôle c’est d’essayer de comprendre les difficultés des entrepreneurs et de développer une relation d’aide avec eux”, lance le commercial, aussi très à l’écoute des clients qui espère voir le concept Neoshop devenir un expert de la commercialisation du hardware au Québec.

À long terme, Neoshop Montréal devrait finir par posséder son propre magasin avec l’idée d’en faire aussi un laboratoire où il serait possible de tester les produits en live avec les clients. “On cherche le bon partenariat avant de se poser. L’idée étant de se mettre à côté de startups ou d’incubateurs montréalais. Un peu comme les pharmacies à côté des hôpitaux… C’est stratégique!”, explique Hugo avant d’ajouter que la plateforme d’e-commerce est actuellement en développement.

Publicité