D’abord simple pop-up dans le Mile-End, Daddy Roll s’est imposé en quelques mois comme l’une des adresses gourmandes les plus convoitées à Montréal. Avec leurs brioches que tout le monde s’arrache, trois amis français ont transformé une idée toute simple en véritable succès, à base de praline rose lyonnaise, d’inspiration nord-américaine et d’esprit de famille.
Dans cette petite boutique du 6527 boulevard Saint-Laurent, l’ambiance est chaleureuse. Derrière le comptoir, Léa, Loïc et Clémence prennent le temps d’accueillir, de conseiller, d’échanger avec les clients. On sent un vrai désir de faire plaisir.
Au départ, Daddy Roll n’offrait ses brioches que deux jours par semaine. Mais rapidement, l’adresse est devenue un rendez-vous attendu. Les files s’allongeaient, les stocks s’écoulaient en un temps record et la demande ne cessait de croître. Très vite, l’idée d’un comptoir permanent s’est imposée.
Un projet profondément lyonnais
Avant toute chose, c’est qui Daddy Roll ? Le fameux Papa qui roule n’est nul autre que Loïc Bensoussan, entrepreneur et gourmet qui n’en est pas à son coup d’essai à Montréal. Il est le fondateur de Maison Bonbec, une pâtisserie spécialisée dans la praline rose, produit 100% lyonnais.
Et au-delà de son travail, Loïc revendique un rôle qui lui tient particulièrement à cœur : celui de papa. De là est né le nom Daddy Roll. Une évidence pour les trois collaborateurs et amis, Loïc, Clémence et Léa, qui tiennent au côté familial du projet.
Bonne idée, car après tout, les meilleures choses sont souvent faites à partir d’une bonne dose d’amour.
Des produits signature assumés
Si la brioche à la cannelle règne souvent en maître en Amérique du Nord, Daddy Roll a choisi de mettre en vedette la praline rose et la babka (sans oublier la cannelle pour autant). Deux recettes au fort bagage affectif, que Loïc Bensoussan souhaitait développer au Canada.
La babka, ce gâteau d’origine polonaise, il en a appris la recette auprès de sa grand-mère. La praline rose, elle, est emblématique de la région lyonnaise. Deux produits hérités et retravaillés qui donnent toute une identité au comptoir montréalais.
Les brioches de Daddy Roll se distinguent aussi par leur format. Généreuses, souvent « un peu au-dessus du standard », comme le souligne Clémence. Un détail qui n’échappe pas aux clients, nombreux à partager leur énorme goûter sur les réseaux sociaux. Une chose est sûre, leurs brioches sont cochonnes, comme on dit au Québec.
Une aventure humaine
L’équipe fonctionne comme une famille, où vie personnelle et professionnelle s’entremêlent naturellement. Ils sont amis, leurs enfants aussi, et chacun veille à préserver un équilibre entre obligations entrepreneuriales et vie privée. « On avait la volonté d’avoir presque comme une affaire familiale », confie Clémence.
« J‘ai découvert ici qu’il y avait d’autres façons de travailler en équipe… que celle d’instaurer un climat un peu pesant ou anxiogène », souligne Léa, qui confie avoir trouvé son équilibre au Québec.
Pour Loïc, qui a longtemps porté ses projets seul, cette aventure à trois marque un vrai tournant. La pression se partage, les décisions se prennent ensemble, et le quotidien gagne en fluidité et en légèreté. Et grâce à l’expérience de Loïc, Clémence a le sentiment de pouvoir accomplir de grandes choses : « À son contact, il n’y a pas de problèmes, que des solutions. »
Et maintenant ?
L’ouverture de la boutique n’était que la première grande étape de leur aventure commune. 2026 s’annonce déjà riche en projets pour Daddy Roll. L’équipe compte aménager un coin café pour déguster les pâtisseries sur place, développer une offre salée pour le lunch et lancer des produits dérivés à l’image de la marque.
Les fondateurs veulent aussi aller à la rencontre des Montréalais, en étant plus présents sur les marchés de quartier, ces « lieux de vie hyper chaleureux » où l’on vient avant tout pour se faire plaisir. Des ateliers brioche sont également en préparation, pour transmettre leur savoir-faire et partager encore davantage l’esprit Daddy Roll.
