Marché immobilier : après la crise, l’appel du chalet

Après la crise, l'envie de vivre au vert

Le marché immobilier était assez actif sur tous les fronts avant la pandémie puis, tout s’est arrêté. Marine et Philippe, parents de deux enfants en bas âge, étaient en train d’explorer les possibilités en région las des travaux à Montréal, du bruit et des prix locatifs. ‘’Nous avions quitté Paris, alors on n’avait pas envie de replonger dans le stress des transports et un loyer qui devenait exorbitant. Après deux ans à Montréal, l’Estrie nous semblait parfait pour la vie de famille’’. La pandémie n’a que confirmé leur envie de partir vivre au vert.

Une surchauffe à Montréal

Les pertes de transactions dues au confinement ont presque été entièrement rattrapées grâce à ‘’une activité phénoménale pendant l’été (juillet et aout)’’ témoigne Julie Saucier, présidente et à la direction de l’APCIQ (Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec). Ainsi, le mois d’août a enregistré des records au chapitre des ventes et des hausses de prix. À Montréal, une hausse importante des ventes de 39 % comparativement à août 2019, avec une baisse des inscriptions -12% alliée à des taux d’intérêt hypothécaires faibles ce qui pourrait avoir entraîné la hausse significative des prix de + 24%. Rien pour rassurer les Français au Québec.

Et si le bonheur était dans le près

Pour Laurent Cozic, Français au Québec depuis une vingtaine d’années et courtier immobilier dans les Laurentides chez Remax, la tendance vers les régions était déjà présente depuis quelques années. En particulier avec les nombreux baby-boomers qui vendent leur propriété dans la région de Montréal, trop grande depuis le départ des enfants. Avec les hausses de prix, la vente leur permet de s’offrir une propriété de qualité supérieure pour moins cher et au vert. ‘‘La crise sanitaire a eu un effet de ‘’booster’’ sur les ventes. Les gens ressentent un besoin urgent d’être dans le meilleur environnement possible en cas de besoin.” Pour tous ceux qui y pensaient, la crise sanitaire aura été un déclencheur, les jeunes familles avec des enfants, les jeunes retraités ou les professionnels pouvant travailler à distance.

Le rêve du chalet dans les bois

Les français qui arrivent au Québec ont tous dans un coin de leur tête le fantasme de cabane au Canada avec les grands espaces, le lac et le feu qui crépite. Cela fait partie du mythe mais aussi des possibles ici. Alors pourquoi ne pas rêver ? Les cantons de l’Est ou encore les Laurentides permettent d’accéder à un certain équilibre entre proximité de la nature (ski, plein air et calme) tout en étant à 1h de la métropole.

Avec une connexion wifi haute vitesse et la vue sur un lac 

La difficile expérience du confinement et la généralisation du télétravail ont donné des envies de nature même à ceux qui n’y pensaient pas. Comme Mélanie, infirmière et Baptiste, graphiste qui menaient une vie urbaine trépidante à Montréal avant la pandémie. Mais le confinement les a bousculés et ils cherchent activement un chalet assez confortable pour en faire leur résidence principale. Mais voilà, même si en campagne électorale, François Legault avait promis d’offrir l’accès à internet à tous les Québécois, il semble que l’échéance de 2022 soit utopique. Certaines zones sont mal desservies côté internet haute vitesse et le satellite peut être périlleux. Pendant la pandémie, il n’était pas rare de croiser plusieurs personnes en train de travailler ou en réunions zoom dans leur voiture sur le stationnement d’enseignes de restauration rapide avec le wifi…