Underdog Boxing Gym de Montréal: une Française lui consacre un livre-reportage

© René Ricardo Bernal

Hélène Martin, 29 ans, est arrivée à Montréal en Permis Vacances Travail (PVT) en 2014 et n’a pas attendu longtemps avant de franchir la porte de l’Underdog Boxing Gym sur Sainte-Catherine. Son objectif? Se sentir mieux dans sa tête et dans son corps sans avoir jamais pratiqué la boxe auparavant. Passionnée par la photographie, elle a décidé de passer derrière l’objectif pour honorer l’établissement.

Depuis 2007, l’Underdog Boxing Gym permet aux intéressé.es de pratiquer la boxe mais aussi de se (re)trouver en accord avec eux-mêmes. L’endroit est devenu un incontournable en matière d’entrainement de boxe (thaïlandaise aussi) dans la métropole. Mike Moffa, une véritable légende dans le monde de la boxe amateur canadienne et un entraineur réputé, dirige l’équipe de compétition. “Le club est à l’image de Montréal: ouvert et tolérant”, lance Hélène, originaire de Parthenay et aujourd’hui chargée de communication de l’Underdog grâce à son permis Jeune Professionnel (JP).

“La boxe m’a aidée à me sentir bien, à reprendre confiance en moi. J’avais besoin de me défouler, on me disait que c’était un sport qui mêlait cardio et technique, j’ai voulu essayer!”, confie celle qui s’entraîne désormais trois jours par semaine.Ça devient vite une addiction! C’est la manière dont la boxe est enseignée ici qui m’a plu. Tu te sens unique, tu fais une erreur, on vient te voir. Personne n’est laissé de côté peu importe ton niveau, ton origine, ton sexe, on s’en fiche”, explique la sportive qui espère participer aux Gants de bronze en avril 2018, une compétition provinciale qui s’adresse aux boxeurs novices de 5 combats et moins. “Je me lance un challenge…”, lance Hélène, confiante qui aime comparer la boxe à la danse. “Tout est réfléchi, tout est stratégique: les pas des bons boxeurs sont beaux.”

La raison pour laquelle elle a décidé d’écrire un ouvrage sur le sujet? “En partie pour exprimer ma reconnaissance d’avoir créé un endroit où la bienveillance est maître et où le jugement n’existe pas”, écrit-elle dès les premières lignes de son ouvrage bilingue à reliure allemande imprimé par Imprime-Emploi, une entreprise de réinsertion professionnelle qui lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Avant de partir en impression, l’ouvrage a même été relu par Ariane Fortin, la boxeuse qui a représenté le Canada aux Jeux Olympiques de Rio en 2016. Rien que ça!

“J’ai fréquenté pendant plus d’un an l’Underdog et ses acteurs, en tant que boxeuse. Puis au fur et à mesure, ayant comme passion la photographie, j’ai commencé à rassembler des clichés de la vie au gym, des photos portraits et des photos en mouvement.” C’est en 2015 qu’elle a soumis officiellement son projet à Alexandre Paradis, l’un des fondateurs de l’Underdog Boxing Gym, immédiatement séduit par l’idée.

© Hélène Martin
 © Hélène Martin

L’ensemble des bénéfices récoltés seront reversés à la Fondation Rêves d’enfants. “J’aimerais pouvoir aider certains enfants malades à réaliser leur rêves. Et puis, j’aime l’idée de faire une bonne action…”, confie l’underdog. Au fait, ça veut dire quoi? “C’est ne pas faire partie des favoris. Être un.e underdog, c’est travailler avec acharnement pour s’accomplir et essayer fort de réaliser ses rêves.”