Mamie s’installe sur le Plateau

Mamie s’installe sur le Plateau

Par Carla Geib / Le 17 février 2026 / Restaurants

Ces dernières semaines, les vitrines du 957 avenue du Mont-Royal Est, à Montréal, étaient recouvertes de papier brun. L’intérieur restait secret. Ou presque. Les plus curieux n’avaient qu’à glisser l’œil à travers un petit trou pour tomber sur un indice familier : la photo iconique de Mamie, bien connue des gourmands de la rue Beaubien.

Après le très populaire Bar Mamie, la Cave de Mamie et la Boucherie de Mamie, le Comptoir de Mamie ouvre aujourd’hui ses portes sur le Plateau. Un quatrième établissement du projet Mamie imaginé par Max Rosselin, et le premier à quitter le quartier de La Petite-Patrie pour se rapprocher de sa clientèle française. Et à partir d’aujourd’hui, plus de mystère : la porte est ouverte, et du matin au soir.

Chez Mamie comme à la maison 

Mamie n’en est pas à son coup d’essai. Max Rosselin peaufine son concept depuis l’ouverture du premier bar en 2020. L’ancien professionnel de la publicité, déjà entrepreneur, a fait un choix de cœur : créer un lieu à l’image de sa grand-mère, qui l’a élevé et lui a transmis le goût de la charcuterie, du fromage… et surtout du partage.

« C’était une cantinière, c’est elle qui faisait à manger pour tous les enfants après le catéchisme. Les bons petits plats réconfortants, c’était ça que je voulais essayer de transmettre », explique le fondateur et propriétaire de Mamie.

Avant d’ouvrir son propre établissement, Max Rosselin a fait ses armes dans plusieurs restaurants québécois. Son ambition : accueillir chaque client comme un proche qu’on retrouve autour de la table.

L’âme du lieu puise dans la tradition du bistrot français, et plus précisément dans celle de son Nord natal. « Quand tu arrives, on va t’accueillir comme si on te connaissait depuis les 20 dernières années », promet-il.

Pour pousser l’immersion jusqu’au bout, une partie de la décoration provient directement de chez sa Mamie, la vraie.

Simple et bon 

Dans ses restaurants, Max Rosselin veut faire du bon, sans que les prix explosent. C’est pourquoi l’établissement propose du vin « à la verse » : quart de litre, demi-litre, litre… toutes les options sont possibles. « Tu peux partager une planche, prendre un quart de rouge et sortir de là pour 25 ou 30 $ par personne », affirme-t-il.

Côté cuisine, les recettes sont 100% françaises, mais travaillées presque exclusivement avec des produits québécois et de saison. L’objectif reste le même : simple et bon. « On n’est pas là pour faire de la haute gastronomie, on est juste là pour faire de la nourriture chaleureuse et conviviale », souligne le propriétaire.

Le Comptoir, du matin au soir

Avec le Comptoir de Mamie, le concept se développe, sans rien perdre de son ADN. Même générosité dans l’assiette, même soin apporté à l’accueil, même envie d’offrir un endroit où l’on s’attarde sans voir les heures défiler.

Ici, le service s’étire du petit-déjeuner jusqu’à tard en soirée. Café et viennoiseries le matin, steak frites plus tard, assiette d’abats pour les audacieux. Oui, dès 8h, vous pouvez commencer la journée avec des abats. Et pour ceux qui hésitent, la carte propose toujours ses classiques, et ses spécialités du Nord de la France : sandwich américain (avec les frites à l’intérieur), croque welsh, filet américain. Des plats qu’on croise rarement à Montréal. Une madeleine de Proust pour certains, une découverte pour d’autres.

Le Plateau accueille désormais cette « maison » pas tout à fait comme les autres. Nouveau quartier, mêmes promesses : pousser la porte, partager une planche, lever son verre entre amis, et se sentir chez soi le temps d’un repas.

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