25e édition de Cinemania : 6 films français à voir

"Portrait de la jeune fille en feu" / DR

Cinemania revient du 7 au 17 novembre avec une sélection de films francophones qui valent le coup d’oeil. Le festival débutera avec “Portrait de la jeune fille en feu” de Céline Sciamma, un film sur les femmes, par une femme mais sûrement pas “de femme”, comme on l’entend parfois. Vous comprendrez pourquoi. En attendant, découvrez notre sélection des films français à ne pas manquer.

“Portrait de la jeune fille en feu”

Bond dans le temps, au XVIIIe siècle, à une époque où on ne se faisait pas encore tirer le portrait. Dans le rôle d’Héloïse, l’actrice Adèle Haenel s’apprête à s’engager dans une noce qui ne la satisfait pas. Marianne, jouée par Noémie Merlant, est mise au défi de réaliser le portrait de mariage d’Héloïse contre son gré. Céline Sciamma nous propose un film à 99% féminin : Il y a un homme au début qu’on revoit à la fin et, comme dans un film d’horreur, tout le monde sursaute dans la salle à ce moment-là ! Il faut réfléchir à comment on filme des femmes en sujets plutôt que comme des objets”, a confié Céline Sciamma au Paris Match. Son film a obtenu le Prix du Scénario au Festival de Cannes 2019. 

A découvrir le Jeudi 7 à 19 h 30, au Cinéma Impérial.

“Donne moi des ailes”

Le festival s’achèvera sur ce film de Nicolas Vanier. Le réalisateur, et écrivain, prend le pari de faire vivre ses propres mots sur grand écran, comme il l’avait déjà fait avec “Belle et Sébastien” ou “Le dernier Trappeur”. “Donne moi des ailes”, c’est un retour à la nature pour un père et son fils qui essaient de renouer le dialogue, loin de la technologie. Au casting, Jean-Paul Rouve se met dans la peau de Christian, un scientifique passionné de volatiles. A bord de leur ULM, ils partent à la rencontre des oies sauvages, et se mettent au défi de sauver cette espèce en voie de disparition.

A découvrir le 17 novembre, à 19 h au Cinéma Impérial.

“Les misérables”

Ladj Ly dresse un portrait des misérables de notre temps et dénonce le fléau de la violence policière. Il ne faut pas s’attendre à une version moderne du roman de Victor Hugo, mais plutôt à une réflexion qui fait subtilement écho à celle du célèbre écrivain. Stéphane, incarné en la personne de Damien Bonnard, est un policier qui intègre une brigade anti-criminalité de Seine-Saint-Denis, à Montfermeil, le même lieu où Victor Hugo faisait déjà évoluer la famille Thénardier quelques siècles plus tôt.

Détails et billets disponible dès les 28 octobre.

“Les éblouis” 

Sarah Suco raconte l’histoire d’une famille nombreuse entrainée dans des convictions religieuses de plus en plus restreignantes, jusqu’à ce que Camille, 12 ans, soit contrainte de renoncer à sa passion du cirque. Une situation qui la poussera à lutter pour sa liberté et celle de ses frères et soeurs. En tête d’affiche, on retrouve Camille Cottin, Eric Caravana et Jean-Pierre Darroussin.

Programmation à venir.

“Sympathie pour le diable” 

C’est un trait d’union France-Canada que propose Guillaume de Fontenay, réalisateur à la double nationalité, dans son film qui se déroule à … Sarajevo. Avant d’être un film, “Sympathie pour le diable” est le roman autobiographique du journaliste français Paul Marchand. Incarné à l’écran par Niels Schneider, Paul Marchand se retrouve en 1992 au coeur de la guerre de Yougoslavie et tente, fasse à toutes les horreurs auxquelles il doit faire face, de comprendre son rôle de journaliste.

Programmation à venir. 

Affiche Sympathie pour le diable

“Pour parler cinéma”

Le documentaire “Cinéma au Féminin Pluriel(les)” suivra de près “Portrait de la jeune fille en feu”, le vendredi 8 novembre, à 18 h dans la Cinémathèque Québécoise. Le réalisateur Patrick Fabre donne la parole aux réalisatrices et expose la place minime des femmes dans l’audiovisuel.