Le retour au pays peut être douloureux pour les enfants

Surprise, bonheur, mais aussi déception, désillusion sont des sentiments que connaissent bien celles et ceux que l’on appelle les “impatriés”. Pour son podcast “Moi impat”, French Morning a donc tendu son micro à des Français qui racontent comment ils ont vécu leur retour au pays.

Pour ce 32ème épisode, Mélanie Sage raconte comment elle a vécu son impatriation, alors qu’elle n’était qu’une jeune adolescente. A 46 ans, la maman de deux enfants se souvient encore de son retour au pays en 1984, après une expatriation avec ses parents de plusieurs années à Abou Dabi aux Emirats Arabes Unis. “L’hiver 1984 était froid en France”, se rappelle-t-elle, “je rentrais en sixième et je devais me faire de nouveaux amis. J’avais l’impression d’être un ovni parce que je parlais déjà deux langues, dont l’arabe”. Mais l’adaptation s’est rapidement faite, à un détail près. “On a ressenti un très gros manque de soleil, on ne se sentait pas bien”, reconnaît Mélanie Sage.

Si pour elle, les choses se sont bien déroulées, il n’en est pas de même pour d’autres jeunes. “J’avais une amie à cette période-là qui a vécu très difficilement son impatriation. Cela a été choc terrible. Elle en voulait à ses parents”, lui aurait-elle confié quelques années plus tard, “elle s’était mise à ‘zoner’ avec des gens pas très fréquentables”. Mélanie Sage parle même d’enfants ex-expatriés ayant eu des problèmes de drogues.

Mais de son côté, elle ne retient que du bon de son impatriation, bien qu’elle ne se confie pas sur la seconde n’ayant pas de souvenirs particuliers à raconter. Elle ne refuserait d’ailleurs pas de repartir vivre à l’étranger. “Tout est une question d’opportunités”, conclut-elle.

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