Ludovic Roucoulet, un handballeur au pays du hockey

Ludovic Roucoulet a fondé le pole espoir handball et dirige l'équipe nationale juvéniles des -18 ans. © Agathe Beaudouin

Infos pratiques

Pour rejoindre le pôle espoir handball de Montréal, contactez la fédération québécoise de handball olympique.

De la Méditerranée aux rives du Saint-Laurent, Ludovic Roucoulet a immigré au Canada en 2013, emmenant dans sa valise le handball. Depuis, le Français tente de transmettre sa passion au plus grand nombre. Pas si facile dans un pays où le sport roi se pratique sur la glace !

Il a troqué ses tongs pour une grosse paire d’après-ski, et le soleil du sud de la France pour le ciel froid du Canada. Mais impossible de laisser le handball sur le tarmac de l’aéroport. « J’ai grandi avec le hand, j’ai voyagé avec le hand et j’en ai même fait mon métier », raconte ce quarantenaire qui, quotidiennement, foule les parquets de Montréal. 
Ancien entraîneur des jeunes dans les clubs de Fréjus et Saint-Raphaël, Ludovic Roucoulet a immigré au Québec en 2013. Six ans plus tard, il est à la tête du pôle espoir handball de Montréal et dirige l’équipe nationale des juvéniles (-18 ans), espérant bien faire briller le drapeau à la feuille rouge d’érable au-delà du continent nord-américain.

Un sacré défi que se fixe Ludovic Roucoulet dans un pays où, de Montréal à Vancouver, les adolescents n’ont d’yeux que pour le hockey sur glace. Ludovic Roucoulet le reconnaît : « On part de loin, il y a tout à faire, mais tout est possible ! »

A la tête du premier pôle espoir de Montréal

Tous les jours, dans une ancienne patinoire transformée en complexe sportif dans le quartier Jarry, Ludovic Roucoulet, en éducateur hors pair, entraîne une quinzaine de jeunes, des garçons et des filles, des Québécois et des Français. Une séance d’une heure et demie pour ces ados. La plupart des jeunes bénéficient d’un emploi du temps aménagé. Une organisation rendue possible grâce à la persévérance du Français. « Ils terminent les cours à midi pour venir jouer l’après-midi. Je suis en lien avec les établissements pour suivre leur scolarité. L’intérêt est sportif mais aussi scolaire. L’idée, c’est de leur donner les moyens de pratiquer leur sport, d’aller le plus loin possible tout en continuant leurs études. » 

Ce pôle espoir, l’enfant de Fréjus l’a fondé de A à Z. « Quand je suis arrivé au Québec, j’ai vite voulu savoir ce qui existait sur place ! » En l’occurence pas grande chose : la fédération québécoise de handball olympique compte environ 2700 licenciés, moins que dans un seul département de France ! Au Canada, ils sont 6 000. Dans la même logique, les moyens alloués sont assez faibles.

Bientôt les championnats du monde !

Néanmoins, son expertise est rapidement repérée par les instances canadiennes qui lui proposent les rênes de l’équipe juvénile. Ludovic Roucoulet multiplie alors les stages avec les jeunes joueurs et commence à obtenir des résultats. En avril dernier, les – 18 ans ont même participé à un tournoi international des pays émergents, organisé par la fédération internationale de handball au Kosovo. « On y est allés pour acquérir de l’expérience », a confié le coach.

Du 6 au 18 août, la même équipe s’envolera pour la Macédoine afin de participer au championnat du monde des juvéniles, une première pour le Canada ! L’entraîneur savoure la bonne nouvellelui qui n’a pas totalement rompu les liens avec l’Hexagone. De Montréal, il suit le championnat français avec un regard particulier sur Saint-Raphaël, son club de coeur. Mais inutile de chercher à comparer les deux pays, « l’écart est bien trop grand, dit-il. La France, c’est le top niveau ! »

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Pour rejoindre le pôle espoir handball de Montréal, contactez la fédération québécoise de handball olympique.