Comment passer son permis de conduire au Québec ?

Infos pratiques

En voiture !
Avant de quitter la France, rien ne vous empêche de faire une demande de permis de conduire international en préfecture, sous-préfecture, dans certaines mairies et, à Paris, au bureau des permis de conduire de la préfecture de police. La démarche est simple et gratuite. Accompagné du permis français, le permis international vous permettra de conduire pendant une durée temporaire variable (quelques mois) selon la province ou le territoire où vous vivrez. Ensuite, il faudra obtenir un permis canadien moyennant des examens et des frais, différents selon la province/territoire. Il faudra renouveler périodiquement votre licence et, selon votre lieu de résidence, payer chaque année une contribution d’assurance pour conserver le droit de conduire.

Les exigences concernant le permis de conduire varient d’une province à l’autre puisqu’il n’est pas délivré nationalement. Vous envisagez donc de passer votre “privilège de conduire” au Québec ? Voici quelques informations pratiques qui pourront vous guider. Sachez que si vous possédez déjà un permis français, le Québec est une des rares provinces où vous n’aurez pas besoin de repasser l’examen.

Pour passer votre permis au Québec, vous devez être âgé·e d’au moins 16 ans. Attention : si vous avez moins de 18 ans, vous aurez besoin d’une autorisation parentale. Avant de passer l’examen, vous devrez prendre des cours dans une école de conduite reconnue par l’Association québécoise du transport et des routes (retrouvez la liste ici).

Première étape : le permis d’apprenti conducteur

Une fois inscrit·e dans une école de conduite certifiée, vous pourrez commencer les cours. “Le programme de formation est composé de 12 cours théoriques de 12h et de 15 sorties sur la route d’une heure chacune. Au Québec, les cours pratiques et théoriques se font en alternance”, explique Safowene Bouzid, propriétaire d’O’Volant, une auto-école du Plateau.

La première étape est d’obtenir le permis d’apprenti conducteur. Pour cela, il faut suivre quatre cours théoriques et une séance théorique d’évaluation à l’agence. “Si vous obtenez 23/30, vous pouvez aller récupérer une attestation de permis d’apprenti conducteur à la SAAQ (Société de l’assurance automobile du Québec).” Comptez environ 56$ pour l’obtenir.

Ce permis d’apprenti conducteur est valable 18 mois et vous devez le conserver au minimum 6 mois avant de pouvoir passer l’examen du permis de conduire. Vous pouvez désormais conduire en étant accompagné·e (même si vous n’avez jamais conduit de votre vie). Cela peut paraître étrange pour “nous autres” Français qui devons attendre 20, 25 voire même 30 heures avant de pouvoir prendre le volant seul ! “Les élèves qui obtiennent le permis d’apprenti conducteur n’ont pas encore conduit avec l’auto-école. Tout le monde peut prendre le volant en étant accompagné mais nous conseillons fortement à ceux qui ne savent pas déjà conduire d’attendre un peu”, confie Safowene Bouzid.

Avec ce permis d’apprenti, tolérance zéro pour l’alcool ! Et vous avez seulement quatre “points d’inaptitude”…

Deuxième étape : la formation et le permis probatoire

Une fois le permis d’apprenti en poche, il vous reste encore 7 cours théoriques et la totalité de vos heures de pratique. “Au cours de la formation, vous aurez deux évaluations formatives”, détaille Safowene Bouzid.

À l’issue de la formation, vous devrez passer une évaluation sur la route. “Si vous la réussissez, l’auto-école vous délivre une attestation de suivi du cursus.” Cette attestation vous permettra de vous présenter pour les examens de la SAAQ. “À la SAAQ, les candidats devront passer un examen théorique (10$). S’ils le réussissent, ils pourront passer l’examen pratique (28$).”

Après ce (long) processus, vous obtiendrez votre permis probatoire, valable un an : tolérance zéro pour l’alcool là encore et seulement 8 points d’inaptitude les six premiers mois. Pendant la deuxième partie de l’année de permis probatoire, vous récupérerez quatre autres points d’inaptitude.

Dernière étape : le permis de conduire

Après un an de permis probatoire, vous pourrez enfin recevoir votre sésame officiel. À ce stade, vous posséderez 15 points d’inaptitude.

Attention, la route est encore longue ! Une fois titulaire du permis, vous devrez payer chaque année avant la date de votre anniversaire pour le renouveler. Si vous êtes un as du volant et que vous avez encore tous vos points, cela vous coutera 80$. Mais le prix augmente à chaque fois que vous perdez des points ! Alors prudence sur les routes.

Infos pratiques

En voiture !
Avant de quitter la France, rien ne vous empêche de faire une demande de permis de conduire international en préfecture, sous-préfecture, dans certaines mairies et, à Paris, au bureau des permis de conduire de la préfecture de police. La démarche est simple et gratuite. Accompagné du permis français, le permis international vous permettra de conduire pendant une durée temporaire variable (quelques mois) selon la province ou le territoire où vous vivrez. Ensuite, il faudra obtenir un permis canadien moyennant des examens et des frais, différents selon la province/territoire. Il faudra renouveler périodiquement votre licence et, selon votre lieu de résidence, payer chaque année une contribution d’assurance pour conserver le droit de conduire.