24ème édition de Cinemania : 10 films à voir absolument

Crédit : "Le grand bain", grand favori des César 2019

Amis cinéphiles, préparez-vous à en prendre plein les yeux. 67 longs métrages, 50 avant-premières nord-américaines, canadiennes ou québécoises, le tout sous-titré en anglais aux 4 coins de la métropole : que la 24e édition de Cinemania commence ! Du 1er au 11 novembre 2018, des dizaines d’invités, réalisateurs, acteurs et producteurs viendront à la rencontre des festivaliers. En attendant, voici notre sélection des films à voir.

“Le grand bain” – À la piscine du Centre sportif MAA (2070 rue Peel) le 5 novembre à 19h et au Cinéma Impérial le 8 novembre à 18h

Le public est convié à la piscine pour plonger, en avant-première, dans “Le grand bain” de Gilles Lellouche qui sera spécialement présent pour l’occasion. Dans le rôle des nageurs synchronisés (accrochez-vous) : Mathieu Amalric, Guillaume Canet, Benoît Poelvoorde, Philippe Katerine, Jean-Hugues Anglade et Alban Ivanov. On y retrouve aussi Virginie Efira et Leila Bekhti dans des rôles… d’entraîneuses. Savoureux. Places limitées, réservez en écrivant à [email protected]

“Doubles vies” – Au Cinéma Impérial le 1er novembre à 20h30 et le 3 novembre à 11h15

C’est le très attendu “Doubles vies” d’Olivier Assayas qui ouvrira cette nouvelle édition de Cinemania. Remarqué à la Mostra de Venise et au Festival international du film de Toronto (TIFF), le film signe les retrouvailles du cinéaste français avec Juliette Binoche, qu’il avait notamment dirigée dans “Sils Maria”. On y retrouve aussi Guillaume Canet, Vincent Macaigne et Nora Hamzawi. L’histoire : Alain et Léonard, écrivain et éditeur, dépassés par les nouvelles pratiques du monde de l’édition, sourds aux désirs de leurs épouses, peinent à retrouver leur place au sein de cette société dont ils ne maîtrisent plus les codes. Une satyre sur le monde intellectuel parisien et ses crises de valeur.

“Edmond” – Au Cinéma Impérial le 11 novembre à 18h15

Il n’est pas encore sorti en France. Le drame historique “Edmond” d’Alexis Michalik retrace la difficile création de la pièce Cyrano de Bergerac par Edmond Rostand. En décembre 1897 à Paris, il n’a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Il n’a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes. Seul souci : elle n’est pas encore écrite. Pour l’instant, il n’a que le titre : « Cyrano de Bergerac ». Le film sera présenté, en première nord-américaine, lors de la cérémonie de clôture le 11 novembre en présence de l’acteur (prometteur) Thomas Solivérés.

“Lola et ses frères” – Au Cinéma Impérial le 8 novembre à 15h45

Une comédie dramatique dans laquelle le réalisateur, acteur et co-scénariste, Jean-Paul Rouve, unit ses talents à ceux de l’auteur de best-sellers David Foenkinos. Le pitch ? Lola a deux frères : Benoit, qui se marie pour la 3ème fois, et Pierre, qui débarque en retard au mariage… Excuses, reproches, engueulades, brouilles, chacun essaye de vivre sa vie de son côté. Benoit va devenir père sans y être prêt. Lola fait la rencontre de Zoher alors qu’elle s’occupe de son divorce. Quant à Pierre, ses problèmes professionnels s’enveniment. Tout dans leur vie devrait les éloigner, mais ces trois-là sont inséparables. Divertissement garanti.

“Sparring” – Au Cinéma Impérial le 6 novembre à 20h30 et le 7 novembre à 15h15

En première nord-américaine, la projection du film “Sparring” aura lieu en compagnie de l’acteur Mathieu Kassovitz et du réalisateur Samuel Jouy. “Ce n’est pas un film sur la boxe, mais bien sur la vie d’un boxeur dévoué à sa femme, ses enfants et sa passion”. L’histoire : un boxeur dans la quarantaine accepte un dernier contrat, à savoir celui de servir de partenaire à un grand champion (en l’occurence, Souleymane M’Baye, réel champion poids super-légers WBA). À noter que le public est aussi invité à venir échanger avec Mathieu Kassovitz lors d’une classe de maître d’une heure animée par le scénariste Nicolas Krief à la Cinémathèque québécoise le 6 novembre à 17h30.

“Les filles du soleil” – Au Théâtre Outremont le samedi 10 novembre à 16h et au Cinéma Impérial le dimanche 11 novembre à 15h15

Avec ce film inspiré de faits réels, la réalisatrice Eva Husson a donné vie à un film remarquable et captivant dans lequel on retrouve Golshifteh Farahani et Emmanuelle Bercot. Au Kurdistan, Bahar, commandante du bataillon “Les Filles du Soleil”, se prépare à libérer sa ville des mains des extrémistes, avec l’espoir de retrouver son fils. Une journaliste française, Mathilde, vient couvrir l’offensive et témoigner de l’histoire de ces guerrières d’exception. Toutes se battent pour la même cause : la femme, la vie, la liberté. À ne pas manquer.

“Un amour impossible” – Au Cinéma Impérial le 2 novembre à 17h30 et le 6 novembre à 13h

Le film met en vedette Niels Schneider et Virginie Efira en héroïne moderne dans une tragique histoire d’amour, réalisée et co-scénarisée par Catherine Corsini, d’après le roman éponyme de Christine Angot. À la fin des années 50 à Châteauroux, Rachel, modeste employée de bureau, rencontre Philippe, brillant jeune homme issu d’une famille bourgeoise. De cette liaison passionnelle mais brève naîtra une petite fille, Chantal. Philippe refuse de se marier en dehors de sa classe sociale. À voir…

“Plaire, aimer et courir vite” – Au Cinéma du Parc le 5 novembre à 21h et au Cinéma Impérial le 9 novembre à 17h45

En 1990, Arthur a vingt ans et il est étudiant à Rennes. Sa vie bascule le jour où il rencontre Jacques, un écrivain qui habite à Paris avec son jeune fils. Le temps d’un été, Arthur et Jacques vont se plaire et s’aimer. Plus vite que prévu… C’est un film rayonnant et déchirant que nous propose Christophe Honoré qui campe son oeuvre en pleine crise du sida en 1993, au coeur de la communauté homosexuelle. Avec “120 battements par minute”, le film n’a pas grand chose en commun. On vous laisse juger par vous-même. À voir et revoir.

“Nos batailles” – Au Cinéma Impérial le dimanche 4 novembre à 17h30 et le 6 novembre à 15h40.

Réalisé par Guillaume Senez avec Romain Duris et Laure Calamy (entre autres), le film raconte l’histoire d’Olivier, un père de famille qui se démène au sein de son entreprise pour combattre les injustices. Mais du jour au lendemain, Laura, sa femme, quitte le domicile. Et rien ne garantit qu’elle reviendra… Le cinéaste belge brosse le portrait d’un homme honnête dont la vie ordinaire se transforme en drame tendu et réaliste. Duris y est magistral, comme souvent. Foncez.

“Mademoiselle de Joncquières” – Au Cinéma Impérial le 4 novembre à 20h et le 6 novembre à 18h

C’est une passionnante épopée historique ancrée dans le 18e siècle que propose le réalisateur et scénariste Emmanuel Mouret (invité du festival) avec “Mademoiselle de Joncquières”, son dernier film adapté d’un récit de Diderot. On y retrouve Édouard Baer (qui sera à Montréal pour l’occasion) et Cécile de France en costumes d’époque mais aussi une foule de dialogues aussi intelligents que qu’amusants. Le film, tout juste sorti en France, a déjà reçu de belles critiques et a même été pré-sélectionné pour les Oscars 2019. Au programme : amour, séduction, manipulation et même vengeance.