Une Citroën de 1923 à l’assaut de la Transcanadienne contre l’AVC

La Citroën bleue de 1923 de Christian Darrosé, à l'assaut de la Transcanadienne. Crédit : Christian Darrosé

Si vous croisez une vaillante petite Citroën bleue de 1923 sur la Transcanadienne, n’hésitez pas à l’encourager elle et son chauffeur, Christian Darrosé. C’est dans un drôle de long périple que ces deux personnages se sont engagés depuis le 8 juin dernier. Une traversée de plus de 4 000 kilomètres pour une cause : “Je roule pour l’AVC”.

S’il s’est lancé à l’assaut de ce trajet, ce n’est pas seulement pour le plaisir. Christian Darrosé souhaite surtout parler d’une cause qui lui tient à coeur : la lutte contre l’AVC. “J’ai perdu deux membres de ma famille, ma mère et l’un de mes frères à cause de ça,” raconte le Français. Il espère que son périple permettra de faire mieux connaître les symptômes de l’AVC mais surtout de promouvoir les bons gestes à accomplir pour sauver une personne.

Son objectif est simple mais ardu : traverser le Canada d’ouest en est en suivant la Transcanadienne — route nationale la plus longue au monde — de bout en bout, de Vancouver à St-John… en voiture de collection ! Passionné de voiture ancienne, sa Citroën bleue lui appartient depuis 2012. “Il faut être passionné par ces voitures, sinon c’est compliqué de partir avec”, explique l’aventurier.

Maintenant, qu’il s’est lancé sur les routes, il ne regrette qu’une chose : les moustiques. “Il y en a tellement : on est envahis !”. Forcément, l’air conditionné n’existait pas à l’époque de la construction de sa Citroën, alors il roule cheveux au vent, les fenêtres ouvertes. Avec des pointes de vitesses maximales à 65 km/h, il a le temps d’admirer la nature autour de lui et les paysages canadiens à couper le souffle.

Marié à une Québécoise d’Abitibi-Témiscamingue (rencontrée en France), Christian Darrosé connaît bien le Canada. S’ils vivent du côté de Dax, dans les Landes, ils se rendent régulièrement au Québec pour visiter la famille. “Le Canada, c’est un pays que j’adore”, relève Christian qui a naturellement choisi de le traverser pour la bonne cause en suivant la Transcanadienne. “C’est facile de suivre les panneaux, au moins je n’ai pas à réfléchir où tourner !”, lance le pilote qui roule entre 4 et 5 heures par jour, avalant entre 150 et 200 kilomètres journaliers.

Pour ceux qui souhaitent rencontrer le conducteur en chair en os, notez que Christian Darrosé sera à Ottawa ce 20 juillet (au Marché By à 10h) et à Montréal ce 21 juillet 2018 (vous saurez exactement où en le suivant sur Facebook). Juste avant qu’il ne se lance à l’assaut du dernier tronçon de la Transcanadienne, avec une arrivée prévue le 24 août à St-John, dans la province du Terre-Neuve et Labrador. Bonne route !