Comment conduire (prudemment) en hiver au Canada ?

Crédit : Daisy Le Corre

On s’est déjà demandé comment les voitures canadiennes faisaient pour résister à l’hiver mais pas encore comment il fallait les conduire, sans craindre d’avoir un accident dès les premières neiges. La question peut paraître futile mais la réponse beaucoup moins. Cela pourrait vous épargner quelques grosses frayeurs…

Premier mot d’ordre : il faut adapter sa conduite. “Sur une chaussée enneigée, voire glacée, l’adhérence des pneus est grandement diminuée et les risques de dérapage et de perte de contrôle sont bien réels”, explique Pierre-Olivier Fortin, conseiller en communication du CAA-Québec, le plus important regroupement d’automobilistes au Québec.

Il faut aussi se préparer et avoir en tout temps dans son véhicule : une pelle, un  balai à neige, un grattoir, des plaques antidérapantes ou un sac de matière abrasive et du liquide lave-glace d’hiver.

“Les premiers jours de gel et de neige, il importe, d’abord, d’être déjà chaussé en pneus d’hiver, et de se réapproprier la conduite hivernale”, rappelle le spécialiste avant d’ajouter qu’il convient également d’augmenter la distance entre les véhicules pour se donner le temps de réagir et de ralentir. “Il n’y a aucun mal à “se pratiquer”, par exemple dans un grand stationnement désert. Des cours de conduite spécialisés sont aussi disponibles.”

La conduite hivernale pourrait finalement se résumer en 3 grands principes :

-Éviter les gestes brusques pour minimiser les risques de dérapage. Cela veut dire : tout doux sur l’accélérateur, sur le frein, sur le volant
-Augmenter la distance de freinage. S’il faut être doux sur le frein, cela signifie que la distance de freinage augmente. Il faut donc laisser plus d’espace avec le véhicule devant
-Ralentir permettra aussi de se donner du temps de réaction et de diminuer les risques et la gravité des incidents si le pire arrive

En cas de dérapage ? “La règle d’or : on regarde où on veut aller, et non ce qu’on veut éviter”, lance Pierre-Olivier Fortin.

Enfin, gardez en tête que la chaussée peut être glissante, même si elle parait sèche. “Par temps très froid, il peut aussi se former de la glace noire. Ces plaques de glaces sont sournoises parce qu’elles sont invisibles”, confie l’expert qui conseille aussi de redoubler de vigilance sur les ponts et les viaducs car leurs chaussées ne sont pas réchauffées par le sol et gèlent donc beaucoup plus vite.

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