Ces deux Québécois qui ont séduit les Français avec Kanyon Plein Air

En 2008, Félix Trudeau Geoffroy crée Kanyon avec une idée en tête : ouvrir les portes de la nature québécoise aux citadins montréalais. Il n’imaginait pas que son concept séduirait autant de Français !

« Je ne comprends pas comment on peut vivre uniquement en ville avec cette nature et toutes ces choses à faire à moins d’une heure et demie, cette relation à la nature est en moi, c’est comme la poutine », déclare d’entrée Félix, ce passionné de plein air. Pour lui, le Québec est un terrain de jeu infini. C’est cette motivation qui l’a poussé à créer sa société Kanyon Plein Air à l’automne 2018, qui depuis, s’assigne la mission d’initier les amateurs de découvertes et de sensations aux sports de plein air plus ou moins extrêmes, avec à la clé, de beaux paysages garantis.
Quelques mois après le début de son aventure, l’entrepreneur est rejoint par Laurence Coulombe, une guide professionnelle depuis une dizaine d’années. Depuis, ensemble, ils partagent leur savoir-faire et connaissances du territoire, offrant ainsi sur un plateau une Province aux mille trésors. Un parti pris qui plaît beaucoup aux Montréalais… venus de l’Hexagone.

Activités clé en main

Parmi ses clients, Kanyon Plein Air compte une majorité de Français, « environ 80 % si n’est 90 % », attestent les responsables. Un public qu’ils n’avaient pas spécialement ciblé : « En fait, nous sommes ouverts à tous. Nous avons des Québécois aussi, mais le contexte fait que beaucoup de Français sont intéressés par nos sorties. »

Kanyon propose des sorties clé en main comprenant le transport, l’accès aux activités et bien souvent le matériel spécifique nécessaire. Cette formule facilite les expériences et répond particulièrement aux besoins des PVtistes et touristes de passage, qui possèdent rarement tout l’attirail, qui n’ont pas toujours de voiture, ni la connaissance géographique du Québec. Kanyon met un point d’honneur à rendre toutes ses sorties accessibles à tous les niveaux et à maintenir une ambiance amicale entre les participants : « On veut vraiment que tout le monde se sente comme dans une gang d’amis, nos sorties sont organisées en petits groupes. »

Crédit : William Topaczewski

En amont de chaque sortie, les deux organisateurs souhaitent préparer au mieux leurs aventuriers de quelques jours : « Pour affronter le froid, il faut avoir les bonnes combinaisons de vêtements. Lorsque l’on marche, il fait chaud, puis on s’arrête. Il faut bien se recouvrir, il faut bien savoir comment s’habiller, protéger ses extrémités », expliquent Laurence et Félix qui, prévenants, admettent amener toujours quelques vêtements de secours pour les moins assidus aux consignes. « L’important, c’est que le groupe passe un bon moment en étant bien équipé. »

Lors des activités simples, les participants pourront par exemple passer une journée à patiner sur la piste du Domaine de la forêt perdue, ou découvrir le Mont Kaaikop à raquettes. Plusieurs séjours découvertes, aventures ou détentes permettent également de profiter un peu plus longtemps de la nature québécoise, entre randonnées, baignades au spa et canoë camping… en fonction de la saison. Avec toujours, une priorité : la sécurité. « Nous faisons vraiment primer la sécurité. Nous faisons appel à des guides spécialisés pour toutes les activités plus périlleuses comme l’escalade de glace. Ils savent encadrer tout le groupe y compris les débutants. »

Un tourisme responsable plutôt que de masse 

« On ne va pas arriver à 70 sur un chemin de randonnée, ça c’est certain, explique Laurence. Cela endommagerait trop la nature. » Il faudra donc anticiper son inscription aux sorties puisque la plupart d’entre elles sont limitées à une quinzaine de participants, excepté le patin à glace qui monte à une quarantaine. Le groupe partira alors la plupart du temps en minibus pour rejoindre l’activité, « ce qui limite le nombre de voitures sur la route », ajoute-t-elle. Sans compter qu’un moment dans ces étendues québécoises ne peut que sensibiliser à la protection de cette nature ambiante et de son écosystème.

Crédit : William Topaczewski