À Montréal, Caravan Palace a fait swinguer le MTELUS

Charles Delaporte, Zoé Colotis et Arnaud Vial. Crédit : Manuela Thonnel.

À peine atterri, le groupe Caravan Palace s’apprête déjà à quitter le Canada direction l’ouest américain où ils poursuivront leur tournée. Ce lundi 7 octobre, le groupe faisait swinguer Montréal avec ses sons électros et leur nouvel album Chronologic

Au tout début de l’histoire, ils n’étaient que deux, Arnaud Vial et Charles Delaporte, deux musiciens rencontrés dans un lycée de l’Oise. En passant par l’université, ils sont vite rejoints par Hugues Payen, violoniste. Ils recrutent ensuite Zoé Colotis, chanteuse du groupe, grâce à la plateforme My Space. Ainsi grandit Caravan Palace, depuis 2008, jusqu’à devenir le groupe à huit membres que l’on connait aujourd’hui. Ils séduisaient déjà le public nord américain avec leur trois premiers albums, ils arrivent maintenant avec une approche légèrement différente. Déjà amorcée avec <I°_°I>, alias “Robot Face” selon les membres du groupe, la mutation s’est révélée avec “Chronologic”, un album qui donne de la voix. “On continue dans le vintage qu’on adore plus que tout mais avec plus de présence vocale”, explique Charles Delaporte, bassiste. “Surtout des voix masculines”, nuance Zoé Colotis.

Caravan Palace ne tourne bien sûr pas le dos à l’électro, qui reste la base de leur musique, mais a choisi d’y intégrer davantage de paroles. Parfois, dans certains concerts, les gens chantent des couplets entiers et ça nous manquait un peu, on voulait explorer ça”. 

Virée Canadienne

Arrivé dimanche à Montréal et reparti aussitôt pour Toronto, le groupe est passé en coup de vent dans la ville mais vous l’avez peut-être croisé en fin d’après-midi sur le Vieux-Port? “Ça fait six ou sept fois qu’on vient au Canada et à chaque fois on essaie de faire une petite découverte : une fois on est allés manger une poutine, on est aussi allé à la Baie Saint Paul, etc, mais clairement on ne vient pas pour faire du tourisme”.

Leur concert de lundi, au Mtelus — leur salle montréalaise de prédilection — leur a permis de goûter une nouvelle fois à l’ambiance québécoise. “Notre public canadien très sympa, on a toujours une petite base de fidèles”, lance le groupe. Si le groupe apprécie le pays, il y a peu de chance de retrouver une influence canadienne dans leurs titres. “Du Québec, on connait surtout les chanteurs à voix mais pas trop l’électro… On est vraiment trop mauvais ! Désolée”, avoue la chanteuse en riant. “Mais Céline Dion, je l’assume à 3000%, je l’adore”.