17 aliments que les Français apprennent à aimer (ou à détester) en s’installant au Canada

Crédit : Queues de Castor

S’installer au Canada, c’est s’habituer à vivre à un tout nouveau rythme et prendre des habitudes qu’on pensait inimaginables en arrivant de ce côté-ci de l’Atlantique. Y compris au niveau culinaire. Voici donc 17 aliments que les Français du Canada ont découvert, pour le meilleur et pour le pire. Leurs papilles s’en souviennent.

Les saucisses sur bâtonnets (pogos)

Oubliez les hot dogs. Place aux pogos (“corn dog” en anglais) ! Concrètement ? “Une saucisse fumée enrobée de pâte à frire, le tout planté sur un bâtonnet après cuisson”, d’après l’Office québécois de la langue française. L’origine de ces saucisses enrobées n’a rien de canadien : elles auraient été inventées par des immigrants allemands habitant au Texas. Le tout s’accompagne d’une sauce au choix comme de la mayonnaise, du ketchup, du miel ou de la moutarde (jaune fluo de préférence). Croquez ! Ça se mange sans faim.

La mélasse, le beurre de cacahuètes et le sirop d’érable

Quoi de plus naturel que de tartiner ses toasts/bagels/muffins de mélasse ou de beurre de cacahuètes le matin au petit-déjeuner lorsqu’on vit au Canada ? Vous avez l’air bien plate avec votre pâte à tartiner au chocolat, votre plaquette de beurre (demi-sel pour ceux qui savent) ou votre pot de confiture à la fraise. Il n’y a que le sirop d’érable qui semble mettre tout le monde d’accord : plus on en met, plus on en raffole — y compris sur le jambon chaud en croute, oui. Et alors ? Sans modération… Le combo parfait pour les petits budgets (ou les radins) : des toasts au beurre salé badigeonnés de sirop d’érable. Avec un café chaud après avoir déneigé son char, cela aide à apprécier l’hiver.

Les macaronis au fromage Kraft Dinner

On ne sait pas si cela fait partie du pire ou du meilleur de la junk food. Quoiqu’il en soit, la tentation est forte parfois (souvent ?) d’ouvrir une boîte de Kraft Dinner, d’ajouter un peu de beurre, de lait et de se laisser tenter par cet étrange mélange… Vous avez le droit de trouver ça savoureux. Cela ne nous regarde pas. Des pâtes et du fromage, quoi de mieux ? Rien ne vous empêche non plus de le faire vous-même. Vous êtes capables.

Les pancakes de Tante Jemima

Vos amis canadiens risquent de sourire en vous entendant dire “Tante Jemima” au lieu de “Aunt Jemima”. Pâte à crêpes instantanée (il suffit d’ajouter un oeuf et du lait), le mélange dépanne quand il n’y a rien d’autre à se mettre sous la dent à l’heure du brunch ou du goûter. Malheureusement, au même titre que la marque Banania en France, Tante Jemima est une véritable figure de proue du racisme dans la publicité. Mais si jamais vous mourez d’envie de manger des pancakes, vous pouvez toujours consulter notre liste sur le sujet. Tante Jemima vous remerciera.

Les cretons

Si vous aimez les rillettes, vous aimerez les cretons du Québec. Il s’agit d’un “pâté de charcuterie principalement constitué de viande de porc hachée”, selon l’Office québécois de la langue française. “(…) les cretons contiennent de la viande de porc en plus du gras. Ils rappellent, quant au principe, le produit français connu sous le nom de rillettes mais n’en sont pas”, précise encore l’Office québécois. Pour l’apéro ou pour le brunch, c’est toujours une bonne idée pour les amateurs de charcuterie.

Le pouding chômeur et la tarte au sucre

“Entremets composé d’une pâte à gâteau qu’on dépose sur un sirop fait de cassonade, d’eau et de beurre, et qu’on fait cuire au four”, écrit l’Office québécois de la langue française au sujet du pouding du chômeur. Simple et efficace. Riche aussi ! Comme indiqué encore ici, “ce dessert est considéré comme un des éléments de base de la cuisine québécoise et The Oxford Companion to Food note que la recette s’inspire de techniques culinaires françaises qui ont été adaptées au nouveau contexte.” Quant à la tarte au sucre, tout son charme réside dans sa garniture “à base de cassonade et de crème ou de lait”, écrit l’Office québécois de la langue française. On ne vous conseille pas de goûter à ces deux spécialités en même temps, ça pourrait être écoeurant (au sens français du terme).

La tourtière ou pâté à la viande

Mettons tout de suite les choses au clair. Le débat qui entoure la tourtière VS le pâté à la viande est aussi animé que celui qui oppose les amateurs de chocolatines VS ceux qui raffolent de pains au chocolat. Comme expliqué ici, “la tourtière du Lac-Saint-Jean est revendiquée par les Jeannois comme étant la «vraie» tourtière. (…) Le pâté à la viande, appelé tourtière par la plupart des gens qui ne sont pas originaires du Saguenay-Lac-Saint-Jean, provient surtout de l’influence britannique”. À vous de choisir ! L’Office québécois de la langue française essaie, malgré tout, de mettre tout le monde d’accord : “le terme tourtière est un synonyme usuel de pâté à la viande sauf dans les régions de Charlevoix, du Saguenay et du Lac-Saint-Jean, et dans leur périphérie immédiate”. Ce qu’il faut surtout retenir : les deux plats sont succulents. L’un étant plus juteux que l’autre, on vous laisse vous faire votre avis sur la question…

Les Queues de castor

Le 7 juin 2019, c’était la deuxième édition de la Journée nationale des Queues de castor. Si vous n’avez encore jamais goûté à cette pâtisserie canadienne culte, il n’est pas trop tard ! Comme expliqué ici, il s’agit d’une pâtisserie faite à partir de pâte de blé entier qui ressemble à celle d’une gaufre. La pâte est étirée de façon à ressembler à une queue de castor, d’où son nom. On y ajoute ensuite, au choix, du chocolat, du sucre, de la cannelle, etc. Depuis peu, il existe aussi une queue de castor à la poutine… À vos risques et périls.

Les oreilles de criss

Les oreilles de crisse, oreilles de Christ, ou encore oreilles-de-lard, font partie de la cuisine québécoise traditionnelle. Concrètement ? Des croustilles de lard salé grillées dans une poêle ou frites dans l’huile. Elles sont surtout servies lors de repas traditionnels : vous en trouverez forcément lors de votre prochaine cabane à sucre, durant certains carnavals et pendant temps des fêtes.

La pizza hawaïenne

Une pizza avec de la sauce tomate, du fromage, des morceaux de jambon et d’ananas ! Malgré son nom, il s’agit bel et bien d’une invention canadienne. “L’invention de la pizza hawaïenne est attribuée à Sam Panopoulos, un Ontarien de London. L’homme de 82 ans qui avait alors un restaurant à Chatham avait commencé à garnir ses pizzas d’ananas au début des années 1960”, comme le rappelle Radio-Canada. Laissez-vous tenter par une “pointe” ou deux…

La poutine

Faut-il encore en parler ? Certains diront que c’est la poutine qui est LA grande découverte culinaire du Québec. Mais ce n’est pas tout à fait vrai. La véritable révélation de ce plat est le fromage en grain. Achetez-en à l’épicerie et mangez donc ces “crottes” de cheddar sans aucun accompagnement. Vous allez être surpris : c’est un excellent apéritif. Scoop : on en trouve maintenant en France, depuis peu… Grâce à l’initiative de la Fromagerie Saint-Guillaume et d’un restaurateur français.

Le pâté chinois

Cela s’apparente un peu à du hachis parmentier sauf qu’on y ajoute du maïs en plus. Un régal… Peu importe la saison ! “Steak, blé d’Inde, patates. Trois ingrédients tout simples qui, une fois combinés, donnent un plat profondément ancré dans notre patrimoine culinaire : le pâté chinois”, rapporte La Presse avant de rappeler que la diffusion de la série “La petite vie” dans les années 90, où le pâté chinois tenait presque un rôle principal, a cimenté encore davantage l’importance de ce plat dans la culture québécoise. L’auteur de la série, Claude Meunier, ne pensait jamais que le phénomène prendrait une telle ampleur. “C’est devenu un running gag tranquillement dans la série, au fil du temps”.

STEAK – BLÉ D'INDE – PATATES

C'est pourtant simple?! 🥩 + 🌽 + 🥔

Publiée par ICI Tou.tv sur Lundi 16 avril 2018

 

Soda racinette ou Root Beer

Boire un verre de root beer en pensant qu’il s’agit d’un soda au cola peut s’avérer dangereux pour la personne en face de vous. La première réaction, lorsqu’on ne s’attend à retrouver ce goût en bouche, s’apparente souvent à celle du lama face au Capitaine Haddock dans Le Temple du soleil. Pourtant, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une “boisson non alcoolisée, dans laquelle est dissous du gaz carbonique, qui contient de l’eau, des édulcorants naturels ou artificiels et des substances aromatisantes à base de vanille, de quillaja et de racines de sassafras ou de gaulthérie”, selon l’Office québécois de la langue française. D’autres diraient qu’ils ont juste l’impression de boire un médicament (ils n’ont pas tort). Très répandue en Amérique du Nord, cette boisson gazeuse provient d’une boisson fermentée originaire des États-Unis. Cheers!