Guillaume Leti, l’humain derrière Art for humans

Crédit : Guillaume Leti

Art For Humans, un cercle vertueux fondé par Guillaume Leti, un trentenaire originaire des Alples maintenant installé à Montréal. Le but de sa plateforme de collecte de fonds spécialisée dans l’art : aider les organismes de bienfaisance à recueillir des fonds de manière innovante mais aussi et surtout promouvoir et démocratiser l’accès à l’art.

“En vendant des œuvres d’art via notre plateforme, les artistes soutiennent l’organisme de bienfaisance de leur choix, tandis que les amateurs d’art obtiennent une représentation tangible de leur contribution caritative”, explique le jeune homme dont l’événement de lancement est d’ores et déjà sold out. Intitulé ”Conscience”, il accueillera un panel d’artistes renommés (Fvckrender, Dodo-ose, Mikael Theimer, Hassane Amraoui, etc.) et des organismes de bienfaisances montréalais (OXFAM, Société canadienne du cancer, Habitat pour l’humanité, Rêves d’Enfants, etc).

“Que représente l’acte de don pour un donateur, dans leur for intérieur ? C’est une question qui m’a toujours intéressé au point que j’y consacre un mémoire de recherche”, raconte le diplômé en marketing de HEC Montréal. Photographe amateur, il a passé 4 ans en tant que volontaire au Phare Enfants et Familles au pôle développement philanthropique, c’est là que son idée a germé. “C’est même au Phare Enfants et Familles que j’ai vendu ma première photo !”, se souvient celui qui a ensuite décidé de mettre le cap sur Vancouver fin 2016.

“Je voulais voir ce que ça donnait de l’autre côté du Canada et puis je m’étais mis cette idée dans la tête : je ne rentrerai pas de Vancouver avant qu’Art for humans soit né”, se souvient Guillaume Leti qui a choisi de tester son idée “grandeur nature” à Vancouver avant de l’implanter ailleurs, à Montréal évidemment et à Paris bientôt — le 16 juillet 2019.

Son credo qui est aussi la punchline d’Art for humans : “Artistes, collectionneurs et organismes de bienfaisance main dans la main”. “Concrètement, on propose une galerie en ligne spécialisée dans l’art et l’ensemble des ventes servent à soutenir des organismes de charité. En tant qu’artiste, ça te donne de la visibilité, du baume au coeur et beaucoup plus que tu n’aurais pu l’imaginer”.

Si la plateforme joue un peu dans la même cour qu’Artsy, c’est la vocation sociale qui distingue Art for humans de ses éventuels concurrents. “Notre but n’est pas de faire du cash mais d’avoir un impact durable sur la société en tissant des liens entre l’art et le monde associatif. Et puis que l’argent généré grâce à la plateforme aille directement aux artistes et aux organismes de charité”, explique celui qui applique un taux de transaction sur les achats, en toute transparence. “L’idée c’est qu’à moyen terme, on devienne indépendants, c’est sûr.” 

Dans un futur pas si lointain, Guillaume Leti espère pouvoir étendre son concept à des zones du monde qui ne sont, pour le moment, pas mises en avant. “Je pense à toute la richesse de l’art africain par exemple, et pourtant, on le connait encore très mal !”, estime le Français qui sélectionne les artistes avec soin. “Art for humans est aussi très belle manière pour les artistes émergents de se lancer, d’avoir leur oeuvre affichée et de sonder la réaction du public. Il faut simplement oser se lancer…”.

Envie d’ajouter votre pierre/art à l’édifice ? Tout est là :