Kozouf, des curiosités de papier pour décorer votre intérieur

crédit: Margaux Otter

Quitter la sécurité du CDI à temps plein ? Pas facile, mais c’est pourtant ce qu’a fait Céline Ozouf lorsqu’elle a lancé en 2016 Kozouf et ses ‘‘curiosités de papier’’. La jeune entrepreneuse de 29 ans a décidé de sauter le pas une fois arrivée à Montréal. ‘‘Je suis arrivée avec un permis ouvert, c’était une chance parce que sinon, je ne me serais peut-être pas lancée aussi vite’’, déclare-t-elle.

‘‘J’ai toujours adoré les ateliers créatifs. En arrivant ici, j’ai dessiné des posters pour faire un peu de déco dans mon nouveau chez moi. Des amis m’en ont demandé et de fil en aiguille, je me suis inscrite sur un marché de Noël. Là, une boutique a demandé à ce que je lui livre des posters !’’ Des petits coups de pouce qui l’ont aidé à surmonter le fameux ‘‘syndrome de l’imposteur’’.

‘‘Quand on entre dans une entreprise, le réseau se construit naturellement’’ : pour Céline Ozouf, qui a lancé son entreprise toute seule, construire son réseau a été l’un des principaux défis. Pour se faire connaître, elle a joué sur le bouche-à-oreille et la collaboration avec des boutiques. En parallèle, elle a aussi participé à de nombreux événements créatifs. ‘‘Les événements me permettent de me faire connaître, mais aussi de m’enrichir au contact des gens, de comprendre ce qui plaît et ce qui plaît moins. J’ai appris à ne pas me formaliser des commentaires négatifs et c’est toujours agréable de voir les enfants s’émerveiller devant les pliages !’’

L’origami comme outil de détente et de concentration

‘Je ne voulais pas être une illustratrice de plus à Montréal. L’origami me fait un bien fou et m’aide à me détendre. J’ai voulu que ce soit cette activité qui soit au coeur de l’identité de Kozouf.’’ Céline Ozouf propose donc de nombreux pliages de papier, mais elle n’a pas totalement abandonné le dessin. ‘‘J’en fais encore à la demande. C’est avec mes posters que tout a commencé, sentimentalement j’y suis très attachée !’’

La jeune entrepreneuse est une autodidacte. Elle s’est formée seule à l’origami grâce à des bouquins et des vidéos Youtube. ‘‘Les modèles de base comme le papillon ou le poisson sont assez simples. Pour les figures plus difficiles, les cours et formations sont utiles, on peut y apprendre des petits tips’’ explique-t-elle.

crédit: Kozouf

Pour la suite de l’aventure, Céline Ozouf aimerait trouver un local où s’établir et où elle pourrait animer des ateliers créatifs. ‘‘J’aimerais pouvoir partager ma passion. L’origami permet d’être plus calme, plus apaisé car cela nécessite une énorme concentration. Alors pourquoi pas travailler avec des enfants hyperactifs qui ont besoin de canaliser ce trop plein d’énergie, ou alors avec des personnes âgées qui voudraient travailler leur motricité…’’

Son pliage favori ? ‘‘Le dragon : c’est le pliage le plus compliqué que je fais et niveau design, j’adore !’’, conclut-elle. Et si vous vous y mettiez ?