4 endroits sans wifi à Montréal (débranchez tout)

Crédit : Isabelle Delorme / Une enseigne néon de la Cantine Brooklyn

France Gall était la première à le dire : “Débranche, débranche, débranche tout. Revenons à nous”. Et si on finissait par l’écouter avant de passer à côté de l’essentiel ? Voici 4 endroits montréalais qui vous permettront de vous reconnecter à vous-même et de savourer votre existence (mais aussi quelques bons petits plats).

1- Cantine Brooklyn / 71 Rue Saint Viateur E

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Pas d'ordis #café Brooklyn #montreal #canada #quebec

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Si vous ne connaissez pas encore cet endroit, foncez-y. Cette cantine aux allures de café brocante, où tout le mobilier des années 50 est à vendre, vous fera oublier l’existence même d’internet. Une enseigne explicite “pas de wifi” renforce encore le parti pris des propriétaires qui interdisent également l’usage des ordinateurs entre 11h30 et 14h, tel qu’indiqué sur le menu (alléchant). C’est l’endroit idéal pour vider son esprit et se remplir le ventre en même temps. Rien ne vous empêche de profiter des lieux pour dévorer ce livre qui vous attend sagement au fond de votre sac depuis l’année dernière.

2- Méchants Pinsons / 1546 Avenue Laurier E

Du côté de Laurier Est, le Café Méchants Pinsons revendique son concept sans wifi ni prise de courant. “Nous voulons offrir un endroit où les gens peuvent venir se déconnecter de leurs écrans”, nous a confié le propriétaire avant d’ajouter que lorsqu’une personne se plaint du manque d’internet, il y en a trois autres qui apprécient le concept et le font savoir. “Nous proposons un vrai café de quartier avec une ambiance décontractée où il est possible d’échanger, de faire des rencontres, de discuter, d’écouter de la musique. Et surtout : on n’a pas l’impression de déranger les autres parce qu’ils travaillent sur leurs ordinateurs.” Tout est dit.

3- ÔBreton / 1201a Avenue du Mont-Royal E

C’est écrit en noir sur blanc sur la page d’accueil de leur tout nouveau site internet : “Chez nous pas de WIFI, juste le plaisir de manger une bonne crêpe ! C’est notre Breizh philosophie”, nous a expliqué Cyril Biehle, patron de Chez ÔBreton (dont on a déjà parlé ici). Cadeau de la maison : des compétitions de poussettes autour de la grande table communautaire (on a testé pour vous). Un régal pour (re)créer du lien social et refaire le monde en bonne compagnie. Sur place, profitez-en aussi pour tester leur far breton, le caramel au beurre salé et la pâte à tartiner ChocÔnoisettes après avoir cédé à l’appel d’une galette complète. Un “cheesecrêpe” ? Demandez au chef (Christian) ce qu’il en pense.

4- Camellia Sinensis / 351 Rue Émery

« On a enlevé [le réseau sans fil] pour remettre l’accent sur la dégustation de thé. On l’avait au début, mais les ordinateurs ouverts et les gens plogués sur leurs écouteurs changeaient complètement l’ambiance de la place », a confié François Marchand, copropriétaire du Camelia Sinensis du Quartier latin, au Devoir. Une démarche qui fait des adeptes, à commencer par les amateurs de pauses thé au calme. L’établissement permet néanmoins aux clients de lire sur leur tablette en tout temps. “Ce que nous tentons d’éviter, ce sont les appels téléphoniques qui dérangent l’ambiance ou des gens qui sont dans leur bulle devant leur ordinateur. Ces éléments changent la dynamique d’un petit salon de thé comme le nôtre (…)”, a encore expliqué la direction sur sa page Facebook. Un choix qui ne fait pas l’unanimité (à en croire certains commentaires déposés) mais assumé par l’équipe avec une fermeté aussi douce qu’un Darjeeling.