“Moi impat'” : de la difficulté de faire le deuil de son expatriation

Sabine de la Villemarqué

Surprise, bonheur, mais aussi déception, désillusion sont des sentiments que connaissent bien celles et ceux que l’on appelle les “impatriés”. Pour son podcast “Moi impat”, French Morning a donc tendu son micro à des Français qui racontent comment ils ont vécu leur retour au pays.

Pour ce quinzième épisode, c’est Sabine de la Villemarqué qui raconte son impatriation. Elle et son mari auront attendu 10 ans pour réaliser leur rêve : s’expatrier. Pendant 13 ans, le couple a vécu dans différentes villes du monde comme Londres, Hong Kong et New York.
Elle confie qu’elle a eu “de la chance” de retrouver un emploi à son retour en France et surtout qu’elle n’avait pas eu de soucis à se faire concernant ses enfants. “Ils étaient tous étudiants à l’étranger donc c’était plus facile dans un sens car il n’y a pas eu leur retour à gérer, car cela reste très compliqué en France notamment avec des adolescents”.

Mais Sabine de la Villemarqué reconnaît que le retour n’est pas simple bien qu’elle reconnaisse que le retour du couple a été un choix. Elle parle même de “deuil” quand il s’agit de tourner la page de l’expatriation. “Il y a une réadaptation, il faut se réinventer, en se demandant “pourquoi je suis là”, “qu’est-ce que je vais faire”, etc. Cela prend du temps, mais je vais bien finir par trouver mon équilibre”.

Le deuil se fait aussi dans les relations amicales, car les amis d’hier ne sont plus forcément les amis d’après-expatriation. “On a énormément changé” après une telle expérience à l’étranger, “donc on ne peut pas leur en vouloir”, commente la Française. Bref, la réinstallation au retour demande “de l’énergie”, résume-t-elle, “mais on est prévenu, on sait que ça va être compliqué”.

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