Une programmation de haute volée aux RIDM de Montréal

Crédit / distribution : MK2 | Mile End

Elles se termineront avec “John McEnroe : l’empire de la perfection“, le documentaire sportif français consacré au tennisman fort en coups de gueules, et mettront en valeur d’autres personnalités fortes. Les Rencontres Internationales du documentaire de Montréal (RIDM) présenteront cette année, du 8 au 18 novembre, plus de 150 films en provenance de 47 pays, dont 25 en première mondiale. Voici une sélection de rendez-vous (retrouvez toute la programmation ici).

“John McEnroe : l’empire de la perfection”, de Julien Faraut (France)

Commenté par Mathieu Amalric, ce documentaire tennistique clôturera le festival en première canadienne, en présence du réalisateur ou d’un membre de son équipe. Sportif atypique, connu pour ses colères et ses relations houleuses avec les arbitres et les caméras, le comportement de John McEnroe était tantôt adoré, tantôt détesté. Julien Faraut dresse le portrait du tennisman et revient sur la fameuse finale perdue contre Ivan Lendl en 1984 à Rolland-Garros. Composé d’images d’archives 16mm, le documentaire amène aussi à une réflexion sur le sport et le cinéma.

“On her shoulders”, d’Alexandria Bombach (Etats-Unis)

Présenté dans la catégorie “Portraits”, ce documentaire primé aux festivals Sundance et Hot Docs suit le combat de Nadia Murad, prix nobel de la paix en 2018. Cette jeune survivante de la quasi-éradication et l’asservissement du peuple yézidi au Nord de l’Irak, s’engage pour mobiliser la communauté internationale. Le New York Times a salué le travail de la réalisatrice Alexandria Bombach, dont “la direction et le montage sont exceptionnels ; elle capture des images à la fois subtiles et redoutables“.

“What Walaa wants” (Le rêve de Walaa), de Christy Garland (Canada)

C’est le film d’ouverture du festival, présenté en première québécoise, en présence de la réalisatrice torontoise. Portrait d’une jeune palestinienne au fort tempérament qui rêve d’intégrer les Forces de sécurité, le documentaire observe également les tensions quotidiennes et familiales de la société palestinienne. Rebelle, Walaa apprend à se frayer son chemin dans ce film qui a reçu le prix spécial du jury dans la catégorie longs métrages canadiens lors du dernier festival Hot Docs.

Et bien d’autres rendez-vous…

Envie de plus de légèreté ? Avec “Snowbirds“, du Québécois Mika Goodfriend, destination la Floride où un couple recrée chaque année son paradis artificiel guimauve aux sapins décorés de rubans roses.

Pour les mélomanes, le réalisateur québécois Jean-Nicolas Orhon s’est glissé dans les coulisses de l’Orchestre Métropolitain de Montréal pour son documentaire “Ensemble“.

Un autre documentaire (québécois encore) s’est fait remarquer lors de la dernière Berlinale : dans “Premières armes“, Jean-François Caissy suit le parcours de jeunes en formation au sein des Forces armées Canadiennes.

Les Montréalais seront également intéressés par “Interchange“, où la ville est vue à travers la caméra de Brian M. Cassidy et Melanie Shatzky.

C’est pour sa part à Ivry, en région parisienne, que la Française Claire Simon a tourné “Premières Solitudes“, dans lequel elle s’intéresse à des lycéens qui passent de l’adolescence à l’âge adulte.

Ceux qui ont été marqués par le magnifique “Shoah”, de Claude Lanzmann seront tentés par “Ziva Postec : la monteuse derrière le film Shoah“.

Enfin, les plus endurants se donneront rendez-vous pour “Les Ames mortes“, documentaire de huit heures du cinéaste chinois Wang Bin sur les victimes des purges maoïstes, qui pourra être vu en une ou deux séances.

Préparez-vous à prendre une leçon (de cinéma)

Une leçon de cinéma sera offerte par la Brésilienne Maria Augusto Ramos et le Japonais Kazuhiro Soda, qui auront droit chacun à une rétrospective. Artiste engagée, Maria Augusto Ramos observe la société brésilienne avec densité et impact. Kazuhiro Soda plonge quant à lui le spectateur avec humour et poésie dans une société japonaise en plein mutation.

Les plus jeunes pourront aussi s’initier aux documentaires avec des séances famille regroupant une sélection de courts métrages d’animation, accessibles dès 6 ans.