6 expressions québécoises à connaître au travail

Crédit : Marine Le Dantic

Vous souhaitez impressionner vos collègues ou passer pour un vrai Québécois au bureau ? Nous avons sélectionné 6 expressions à recaser à tout prix. On en a aussi profité pour vous donner la liste des termes à connaître impérativement au risque de passer pour un “maudit niaiseux”.

Céduler un meeting

En voilà un bel anglicisme. N’en déplaise à l’Office québécois de la langue française, l’expression est utilisée à tort et à travers aux quatre coins de Montréal (du Québec ?). En français (de France), l’équivalent pourrait être “caler un rendez-vous” ou “organiser une rencontre”. “Le verbe céduler n’est pas attesté en français. Employé sous l’influence du verbe anglais to schedule, il signifie tantôt « prévoir à l’horaire, inscrire au calendrier », tantôt « désigner une personne pour faire un travail à tel moment »”, précise encore l’Office québécois qui conseille de remplacer le terme par autre chose. Faites comme bon vous semble mais soyez à l’heure, surtout.

Closer un deal

C’est une expression utilisée dans la majorité des startups. Au Québec aussi, et à Montréal surtout, elle est employée dans le milieu des affaires et signifie tout simplement “signer un contrat”, en bon vieux français. “Toucher le gros lot” ? Tout dépend du montant du contrat signé. D’ailleurs, que faites-vous encore ici ? Vous n’avez pas un deal à closer ? Soignez vos relations commerciales, guys.

Faire un call

Expression franglaise par excellence, elle signifie que vous avez une réunion téléphonique qui vous attend, ou plus simplement un appel à passer. À noter que le terme “téléréunion” est parfois utilisé comme synonyme de “conférence téléphonique”. Et le webinaire ou séminaire web (de l’anglais webinar), on en parle ? Retenez qu’il s’agit d’un “séminaire multimédia et interactif” accessible en ligne sur inscription, que l’on peut suivre en direct ou en différé pour parfaire ses connaissances. Certaines entreprises en raffolent.

Accrocher ses patins

“Quand sonne l’heure de la retraite, que fait un joueur de hockey ? Il n’accroche ni son bâton ni ses gants, mais ses patins”, écrit Benoît Melançon, essayiste et blogueur mais aussi professeur de littératures de langue française à l’Université de Montréal. L’expression signifie donc “prendre sa retraite” mais peut aussi parfois renvoyer au fait qu’une personne démissionne ou jette l’éponge. À ne pas confondre avec l’expression “être vite sur ses patins”, autrement dit “démarrer au quart de tour”.

Partir en lac-à-l’épaule

La première fois que votre supérieur·e vous demandera de venir en lac-à-l’épaule avec lui/elle, ne cherchez pas midi à quatorze heures : traduisez simplement par “réunion de planification stratégique” ou encore “séminaire de travail”. Généralement, l’équipe de travail se réunit dans la nature canadienne, souvent à proximité d’un lac, pour y “brainstormer ben raide” entre deux séances de yoga (dans la neige). Petit rappel historique, comme expliqué ici : en septembre 1962, le Parti libéral du Québec décida de convoquer des élections anticipées lors d’une réunion tenue dans un chalet sur les rives du lac à l’Épaule, dans les Laurentides, au nord de Québec. Depuis, le lac-à-l’épaule désigne une sorte de sommet intime, généralement tenu dans les régions.

Donner son 4% à un employé

Au Québec, le jour où votre employeur décide de “donner son 4%” à votre collègue, préparez-vous à ne plus le voir beaucoup. Autrement dit, il/elle vient de se faire… virer. Comme expliqué ici, cette expression québécoise tire son origine d’une situation réelle (et obligatoire). Lorsqu’un employé est licencié, il reçoit une indemnité correspondant à 4% de son salaire annuel.


Lexique des termes à connaître pour faire bonne impression 

Laptop = ordinateur portable
Gomme bleue = pâte à fixe
Exacto = cutter
Marqueur = stabilo

Vous pouvez, bien évidemment, contribuer à enrichir ce lexique qui n’est ni exhaustif ni définitif. On attend vos commentaires !