8 choses à faire pour être un vrai Québécois

Rien ne résiste à un Québécois pogné en plein hiver. Crédit : Daisy Le Corre

Quand vous habitez au Québec, vous oubliez parfois que vous êtes en Amérique du Nord. Les Québécois, qui font parfois référence au Canada comme à un pays étranger, sont fiers de leur histoire et de leur culture. Pour vous aider à vous fondre dans la Belle Province, on a dressé une liste des huit choses à faire qui feront de vous un vrai Québécois.

Parler anglais couramment mais ne pas en être fier

On l’a déjà évoqué ici, au Québec et à Montréal en particulier, la plupart des habitants côtoient et pratiquent (parfois malgré eux) la langue anglaise. Amérique du Nord oblige. Ils sont nombreux à manier aussi habilement la langue de Shakespeare que la langue de Molière mais, à la différence de leurs cousins français, les Québécois n’en font pas tout un plat. Astuce : en soirée, faites croire à votre interlocuteur que vous ne parlez que français et que vous baragouinez quelques mots en anglais, sans plus. Lorsque votre téléphone sonne, décrochez et répondez dans un anglais digne de celui de votre oncle américain (Sam). Bravo, vous venez de passer pour un vrai Québécois. Pas le temps de niaiser.

Savoir sortir sa voiture d’un banc de glace en deux minutes

Si vous n’avez jamais eu affaire à de la neige, de la vraie, celle qui tombe et s’accroche à l’asphalte avant de se transformer en épais (mais joli) tapis de glace, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour devenir un vrai Québécois : vivre l’hiver canadien et y survivre. Ne fuyez pas dans le Sud dès le mois de janvier (le Costa Rica, ça va bien deux minutes). Si vous voulez passer pour un vrai Québécois, vous allez devoir redoubler d’effort pour parvenir à extirper votre voiture de ce satané banc de neige/glace, comme si de rien n’était. Rien ne résiste à un Québécois pogné en plein hiver. Pour y avoir assisté plus d’une fois, la rédaction de Maudits Français vous prévient : il faut avoir le coeur bien accroché et oublier l’état post-traumatique du pot d’échappement (s’il est encore là). À vous de jouer, vous êtes capables ! Considérez que votre voiture est un tank et cela ira.

Assister à un match de hockey et soutenir les Canadiens de Montréal

Oubliez Zizou, Umtiti, la Coupe du Monde et les Bleus : ici, on n’a d’yeux que pour les Canadiens de Montréal. « Go Habs Go! » Même si vous ne comprenez pas (encore) les règles du hockey, veillez à prendre vos places pour les matchs importants (regardez le calendrier des séries). Retenez quelques noms de joueurs importants qui ont marqué l’Histoire : Wayne Gretzky (retraité mais qui était réputé pour être le meilleur des joueurs), Saku Koivu (retraité, il était surnommé “Capitaine Courage”, et a fait face à un cancer) et P.K. Subban (grâce à lui, le milieu du hockey québécois s’est peu à peu métissé, il a aussi donné 10 millions de dollars aux enfants malades). Et si vous vous achetez un maillot ou une casquette juste parce que l’image, le design ou le logo vous plait, essayez quand même de savoir si vous n’êtes pas en train de soutenir l’équipe de Toronto ou de Vancouver (on a testé pour vous). Si tel est le cas, assumez ! Bon match.

Savoir reconnaître une bonne poutine et un bon steamé 

Il est peu probable que vous croisiez un vrai Québécois dans les restaurants de poutine préconisés par certains guides touristiques — parfois rédigés dans des bureaux parisiens (“ben voyons dont!”). Tout québécois qui se respecte sait que le secret d’une poutine réussie est sa simplicité : des patates, du fromage en grains (dites “skouik-skouik”) et une sauce dont seuls les meilleurs connaissent le secret, Jérôme Ferrer inclus. Le reste ? De l’artifice et du superflu. Pareil pour le hot-dog : prenez un steamé (vapeur) et rien d’autre. Pour agrémenter le tout, demandez une bière et non un verre de rouge. Enfin, ne dites plus hot-dog mais “chien chaud”, à ne pas confondre avec le fameux “chien saucisse”.

Manier les cuillères musicales à merveille 

Vous êtes peut-être passé devant sans même les apercevoir, au marché Jean Talon notamment, pourtant les cuillères musicales du Québec méritent toute votre attention. Surtout si vous cherchez à passer pour un vrai Québécois ! Comme expliqué ici, l’instrument fait partie du bagage folklorique et représente un beau souvenir, typiquement fait au Québec. Pour briller en soirée et épater la galerie, on vous conseille de vous y mettre tout de suite, cela demande un peu d’entraînement… En rythme, svp.

Fêter le Québec et déménager pour la Fête du Canada

Le 1er juillet au Canada, c’est jour de fête nationale. Mais en sol québécois, cette information est parfois dérisoire. Raison pour laquelle, au Québec, la date du 1er juillet est surtout connue pour être la fête du déménagement ! Tout le monde s’y donne à coeur joie. Un phénomène social qui peut en surprendre plus d’un et pour cause : les rues prennent des allures de garde-meubles et les cartons (appelés “boîtes”) s’empilent sur les trottoirs. Beau temps, mauvais temps, le rendez-vous a lieu chaque année. Alors si vous voulez passer pour un vrai Québécois, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Organiser une épluchette de blé d’Inde dans son jardin

Chaque année, à la mi-août, tentez l’expérience : flânez sur n’importe quel marché du Québec et observez les gourmands en quête de blé d’Inde pour préparer leurs fameuses épluchettes. S’il y a bien une activité typiquement québécoise à tester en été, c’est celle-là ! Vous ne devriez d’ailleurs pas avoir trop de difficultés à vous faire inviter à une séance, sinon faites mieux : organisez-en une chez vous. Si vous avez un jardin c’est encore mieux… Là, c’est sûr, vous vous sentirez plus Québécois que jamais. Bon appétit !

Avoir son chalet pas loin de Montréal

Au Québec, avoir son chalet à la campagne (en plus de sa résidence principale en ville), c’est signe que ses finances se portent bien. À côté de Montréal, c’est signe qu’elles se portent encore mieux que prévu. En France, cela serait comparable au fait d’avoir une “petite” maison sur la côte (en Bretagne ou ailleurs) quand on vit principalement en région parisienne. Sauf qu’au Québec, on y va plus d’une fois par an au chalet ! Qu’il neige, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il fasse 48° : on y va, that’s it. Tant mieux, car il faut souvent veiller à prendre soin de ce bijou perdu en milieu naturel. Comment ça vous n’avez pas encore de chalet ? Dépêchez-vous avant qu’on vous prenne pour un maudits Français (que vous êtes). N’hésitez pas à nous inviter… L’hospitalité et l’accueil sont aussi des vertus québécoises, essayez-les.