Une Française ouvre une boutique de robes de mariées à Montréal

Justine Dewavrin a ouvert sa boutique montréalaise en septembre 2017

Tous les chemins mènent à Montréal. Le parcours de Justine Dewavrin, 28 ans, en est un bon exemple. Ancienne employée d’une entreprise leader dans le domaine de la chirurgie orthopédique, elle est maintenant à la tête de Dream It Yourself, sa boutique de robes de mariées “bohèmes” à Montréal. Une petite révolution dans le paysage montréalais.

“J’étais anti-mariage il n’y a encore pas si longtemps que cela ! Je trouvais le concept has-been, ringard, vieillot, trop conventionnel”, se souvient Justine qui a dû se marier pour faciliter son installation lorsqu’elle a suivi son conjoint français à Montréal (NDLR : il a décroché un poste dans le secteur du jeu vidéo).

“J’avais beaucoup de préjugés sur le mariage et, en me mariant, j’ai réalisé que j’avais tort…”, lance Justine qui, le jour J, ne voulait pas porter une robe de mariée trop traditionnelle mais “une robe courte” de créateur. Seul petit bémol : impossible de trouver chaussure à son pied dans les boutiques de mariage montréalaises. “Tout était ultra guindé ! Je ne retrouvais pas les styles épurés et bohèmes que j’avais pu trouver sur Pinterest ou ailleurs sur internet”, raconte la Française qui a donc décidé de lancer sa propre boutique.

Pour financer son projet, elle a eu la chance de pouvoir compter sur son ancien directeur général en orthopédie. “Il a décidé de m’aider après avoir vu mon plan d’affaires ! Ma famille et mes amis aussi m’ont beaucoup aidée”, raconte celle qui a ouvert sa boutique en septembre 2017 dans le Vieux Port de Montréal et qui est déjà obligée de refuser des rendez-vous pour prendre soin de ses 42 premières clientes.

“Le prix de la robe de mariée, c’est le prix de la matière.”

À l’aide de 7 créateurs talentueux qui proviennent du Canada, de la France, des États-Unis et même d’Israël, elle propose à ses clientes des styles de robes aux coupes audacieuses. “On a beaucoup de deux pièces avec des crop top, des manches longues, des manches trois quart, de la dentelle graphique, etc”, énumère Justine, ravie de l’emploi sur-mesure qu’elle s’est créé. “Quand j’étais en chirurgie, j’aidais à mieux soigner les gens. Aujourd’hui, j’accompagne des personnes pour faire de leur mariage le plus beau jour de leur vie… Je suis ravie”, confie Justine dont les robes sont vendues entre 1200$ et 6000$.

“Le prix de la robe de mariée, c’est le prix de la matière. On ne fera jamais de robes à moins de 1000 $ ! Si on opte pour du polyester ou de l’acrylique, c’est possible mais ce n’est pas notre souhait”, raconte l’entrepreneuse dont certaines robes sont 100% écoresponsables conçues à partir de tissus biologiques et recyclés, à l’image de celles de Pure Magnolia, une créatrice canadienne.

Createur : Pure Magnolia / Crédit : Caroline Ross
Créateur : Pure Magnolia / Crédit : Caroline Ross

De la dentelle de Chantilly ou de Calais-Caudry est également utilisée par ses créateurs français. Tout comme la crêpe de soie, les voilages en soie et même de la guipure de coton. “On n’a pas de satin ni de strass… ou alors cela reste discret !”, lance Justine en riant dont la boutique s’apparente un peu à l’appartement d’une amie. “Je ne voulais pas une boutique pignon sur rue mais un endroit très cocooning où on puisse rapidement s’y sentir chez soi”, précise la jeune femme dont le magasin se transforme aussi en espace créatif pour permettre aux intéressées d’y suivre des ateliers DIY.

Après le Canada, Justine aimerait exporter son concept en Asie. “La robe européenne se porte bien là-bas en ce moment…”. Et ouvrir une deuxième boutique à Montréal en attendant ? Oui, elle le veut.